Moins connues que les autres, les vitamines E et K sont pourtant essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. Elles sont apportées avant tout par l’alimentation, mais il arrive que cela ne soit pas suffisant pour couvrir les
...Moins connues que les autres, les vitamines E et K sont pourtant essentielles au bon fonctionnement
...Moins connues que les autres, les vitamines E et K sont pourtant essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. Elles sont apportées avant tout par l’alimentation, mais il arrive que cela ne soit pas suffisant pour couvrir les apports. Sur le long terme, le risque de carence s’installe, mettant la santé en danger. Pour limiter le manque de vitamines, il existe des médicaments spécifiques. Certains laboratoires proposent aussi des complexes de vitamines et des produits visant à combattre la dénutrition, notamment chez les personnes âgées.
La vitamine E, ou alpha-tocophérol, est réputée pour son action antioxydante et cardioprotectrice. Elle préserve l’organisme et les cellules des dommages provoqués par les agressions du quotidien : stress, fatigue, mauvaise alimentation, activité physique intensive, tabagisme, pollution environnementale, etc. Dotée de propriétés anti-inflammatoires et vasodilatatrices, la vitamine E soutient l’immunité, prévient les pathologies chroniques, les maladies cardiovasculaires et les lésions cancéreuses. Pour les adultes (y compris les femmes enceintes et allaitantes), 15 à 19 mg de vitamine E sont recommandés chaque jour. Les sources alimentaires sont principalement les « bons gras » contenus dans les noix, les graines, l’avocat, les huiles végétales et le germe de blé. Certains poissons et légumes à feuilles vert foncé apportent aussi de la vitamine E. Celle-ci est en partie stockée dans le foie afin de constituer des réserves visant à limiter les risques de carence. Cependant, les personnes qui suivent un régime pauvre en lipides ou qui souffrent d’une pathologie impliquant une absorption limitée du gras (fibrose kystique, maladie cœliaque) peuvent présenter une carence en vitamine E. Ce manque est responsable d’une mauvaise conduction nerveuse et de problèmes neurologiques. Il est impératif de consulter un médecin avant de prendre un supplément de vitamine E.
Les effets d'une carence en vitamine K peuvent se manifester de différentes manières, notamment par des saignements de nez fréquents et une coagulation sanguine perturbée. Pour éviter ces effets et conséquences, il est essentiel d'assurer des apports nutritionnels suffisants grâce à une alimentation équilibrée.
Appartenant au groupe des vitamines liposolubles, la vitamine K existe sous deux formes principales. La vitamine K1 (phytoménadione) est impliquée dans la coagulation du sang, tandis que la vitamine K2 (ménaquinone) agit sur la calcification des tissus mous. La forme synthétique, la vitamine K3 (ménadione) est limitée à un usage vétérinaire. Pour faire le plein de vitamine K1, il faut privilégier les légumes verts, notamment les épinards, les brocolis et les asperges. La vitamine K2 est quant à elle produite par des bactéries situées dans le côlon. On la trouve aussi dans les aliments ayant connu un processus de fermentation (miso, fromage).
La vitamine K1 pour nourrisson se présente sous forme d'ampoules buvables de 2mg/0,2ml. L'administration suit un schéma précis : une première dose à la naissance, une seconde entre le 4e et 7e jour, puis une troisième à l'âge d'un mois pour les bébés exclusivement allaités.
Les parents peuvent donner l'ampoule par voie orale, en position assise, avec la pipette contre la joue du bébé. Cette méthode réduit le risque de fausse route. Pour les prématurés, la posologie peut varier selon les recommandations du pédiatre.
Le médicament se conserve à température ambiante, à l'abri de la lumière. Un suivi médical régulier permet d'adapter le traitement aux besoins spécifiques de chaque nourrisson.
La déficience en vitamine K est fréquente chez les nouveau-nés et traitée par supplémentation.
La vitamine K est essentielle à la coagulation sanguine chez le nouveau-né, mais le lait maternel en contient naturellement très peu, avec une concentration moyenne de seulement 4 mg/l. Cette faible teneur s'explique par le fait que la vitamine K traverse difficilement le placenta pendant la grossesse et passe peu dans le lait maternel, indépendamment de l'alimentation de la mère. De plus, les bactéries intestinales qui produisent normalement la vitamine K ne sont pas encore présentes chez le nouveau-né. C'est pourquoi une supplémentation systématique est recommandée dès la naissance pour tous les bébés allaités, suivant un schéma précis : une première dose à la naissance, une deuxième entre le 4e et le 7e jour, puis une troisième à 1 mois uniquement pour les bébés exclusivement allaités. Cette supplémentation est essentielle pour prévenir le risque d'hémorragie, notamment cérébrale, chez le nourrisson.
Plus rare chez l’adulte, la carence en vitamine K peut toutefois survenir en cas de grave maladie du foie, d'une cholestase chez la femme enceinte des voies biliaires ou de l’intestin. Le risque est alors une défaillance de la coagulation sanguine appelée hypoprothrombinémie.
Les facteurs vitamine K-dépendants constituent une famille de protéines essentielles à la coagulation sanguine. La protéine C est une glycoprotéine vitamine K-dépendante synthétisée par le foie sous forme inactive. Une fois activée par le complexe thrombine-thrombomoduline, elle exerce une fonction anticoagulante majeure en inactivant les facteurs Va et VIIIa de la coagulation. Son activation et son fonctionnement nécessitent la présence de vitamine K, qui permet la gamma-carboxylation des résidus d'acide glutamique, une modification post-traductionnelle indispensable à son activité biologique. Un déficit en vitamine K peut donc altérer l'ensemble de ces facteurs et protéines, entraînant des troubles de la coagulation potentiellement graves.
La gravité des troubles de la coagulation varie selon l'atteinte hépatique. Un bilan sanguin spécifique permet d'évaluer la capacité du foie à produire ces facteurs essentiels. Face à un risque hémorragique élevé, l'administration de vitamine K par voie intraveineuse, associée à des facteurs de coagulation, devient indispensable.
Le foie représente l'organe central dans le processus de coagulation sanguine. Les maladies hépatiques graves altèrent la production des facteurs de coagulation, créant un risque accru d'hémorragies.
La synthèse des facteurs II, VII, IX et X, dépendants de la vitamine K, s'effectue exclusivement dans les cellules hépatiques. Une insuffisance hépatique sévère, comme lors d'une cirrhose avancée, perturbe cette production vitale.
L'intoxication à la vitamine K, bien que rare, peut entraîner des complications sérieuses. Les principaux effets comprennent une anémie hémolytique, caractérisée par la destruction des globules rouges, ainsi qu'un ictère (jaunisse). Cette situation est particulièrement préoccupante chez les nouveau-nés, car l'ictère peut évoluer vers une complication neurologique grave : l'encéphalopathie bilirubinique chronique, également appelée ictère nucléaire. Cette pathologie, causée par l'accumulation excessive de bilirubine dans le cerveau, peut entraîner des lésions cérébrales permanentes.
Sur Pharma GDD, vous retrouverez aussi un complexe de vitamines (A, D, E, B1, B2, B3, B5, B6 et C) indiqué dans la prévention et le traitement des troubles liés à un régime alimentaire carencé ou déséquilibré. Ce produit se présente sous forme de solution buvable, dans un flacon délivrant des gouttes. Il peut être utilisé dès l’âge de 1 an pour éviter les carences. Notez qu’il existe aussi des médicaments plus ciblés permettant de combler par exemple le manque de vitamine D ou les carences en certains minéraux comme le fer.
Enfin, nous proposons de l’oxoglurate d’ornithine sous forme de poudre pour solution buvable. Cet acide aminé contribue à ralentir la destruction des protéines dans l’organisme. Il est utilisé en tant que traitement d’appoint chez les personnes âgées souffrant de dénutrition et est administré par voie orale ou gastro-entérale.
Les boissons végétales enrichies constituent une source intéressante de vitamine K : le lait de soja apporte environ 25 µg pour 100 ml. Les myrtilles, avec près de 20 µg pour 100g, représentent le fruit le plus riche en cette vitamine.
Pour optimiser l'absorption de la vitamine K, associez ces aliments à une source de matières grasses. Par exemple, ajoutez quelques noix à vos myrtilles ou un filet d'huile d'olive à vos légumes verts.
Le thé vert matcha se distingue particulièrement avec sa teneur exceptionnelle en vitamine K : une tasse apporte jusqu'à 60 µg. Les herbes aromatiques fraîches comme le basilic et la sauge enrichissent naturellement vos plats tout en fournissant un apport significatif en vitamine K. Les aliments riches en vitamine K sont nombreux, à commencer par les légumes verts comme les choux de Bruxelles, qui en contiennent environ 177 µg pour 100g. D'autres sources alimentaires incluent les épinards, le brocoli et les huiles végétales, particulièrement celle de soja. La consommation régulière de ces aliments permet de prévenir efficacement une carence, sachant que les besoins quotidiens sont facilement couverts par une alimentation variée.