Les larmes naturelles permettent la formation du film lacrymal en étant étalées lors du clignement des paupières. Elles lubrifient la cornée et protègent l&r
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...Les larmes naturelles permettent la formation du film lacrymal en étant étalées lors du clignement des paupières. Elles lubrifient la cornée et protègent l’œil contre les allergènes et les particules irritantes ou toxiques présentes dans l’air environnant. Mais il peut arriver, sous l’influence de facteurs variés, que les larmes soient insuffisamment produites ou que leur composition soit altérée, entraînant leur trop rapide évaporation. Cette situation mène à la sécheresse oculaire. La personne atteinte subit une gêne durable. Il a les yeux qui brûlent, l’impression qu’un « grain de sable » s’est glissé à la surface de l’œil et, paradoxalement, larmoie pour essayer de compenser la sécheresse. Le port de lentilles de contact est rendu difficile, l’œil démange, et parfois, la personne ressent trop fortement la lumière (photophobie).
L'application de larmes artificielles s'avère particulièrement bénéfique après une exposition prolongée aux écrans ou dans un environnement climatisé. Un usage régulier permet de maintenir une hydratation optimale tout au long de la journée comme les larmes naturelles.
Pour une efficacité maximale, déposez une goutte dans la paupière inférieure toutes les 3-4 heures. Privilégiez les unidoses sans agents conservateurs, spécialement adaptées aux porteurs de lentilles.
Face à des symptômes persistants comme une vision trouble ou une sensibilité accrue à la lumière, consultez rapidement un ophtalmologue pour obtenir un avis médical. Les effets indésirables restent rares, mais nécessitent d'interrompre le traitement si des irritations surviennent.
Pour soulager les personnes souffrant de sécheresse oculaire, plusieurs collyres et gels sont disponibles. Ces collyres yeux secs permettent de suppléer l’insuffisance lacrymale en apportant des larmes artificielles. Ils ne traitent pas la cause sous-jacente, mais améliorent considérablement le quotidien de la personne touchée.
Ces larmes artificielles ou gels lacrymaux contiennent soit du sérum physiologique, soit des polymères issus de la cellulose, soit des carbomères.
Les substituts lacrymaux à base de sérum physiologique : ce sont principalement des larmes artificielles, Larmabak. Ils contiennent du chlorure de sodium. Ces collyres yeux sont efficaces pour hydrater la surface de l’œil, mais leur effet ne dure pas longtemps. Ils demanderont donc des instillations fréquentes. Ils sont généralement très bien tolérés, et sont adaptés pour les femmes enceintes, allaitantes, ainsi que pour les enfants.
Les polymères issus de la cellulose : ils se nomment carbomellose, hydromellose ou povidone. On les trouve dans Refresh collyre, Artelac, Celluvisc, Nutrivisc, Fluidabak ou Dulcilarm. Ils retiennent l’eau et leur viscosité est supérieure à celle du sérum physiologique. Ils vont durer plus longtemps une fois instillés. Ils sont adaptés pour les sécheresses oculaires modérées.
Les gels de carbomère : Lacrigel, Lacrinorm, Liposic, Aquarest, Gel-Larmes, Siccafluid, Lacryvisc et Lacrifluid. Ils se présentent sous la forme non de gouttes, mais de gels ophtalmiques. Ils durent encore plus longtemps que les autres types de substituts lacrymaux. Ils conviennent pour la sècheresse oculaire sévère. En revanche, ils sont susceptibles de rendre de façon passagère la vision floue.
Le flacon multidoses ou le tube de gel contient une grande quantité de produit, contrairement à l’unidose, ou dosette. Mais, une fois ouvert, le flacon ou le tube de gel risque d’être contaminé par des germes présents dans l’environnement. C’est la raison pour laquelle les flacons et tubes intègrent un conservateur (cétrimide, chlorure de benzalkonium), qui est susceptible d’avoir des effets secondaires pour l’œil. L’unidose, elle, doit être utilisée dès l’ouverture et jetée immédiatement après, même si elle n’est qu’entamée. Elle n’a donc pas besoin de conservateur. Autre avantage : une unidose qui n’a pas été ouverte se conserve sur une plus longue durée qu’un flacon ayant été ouvert.
Les flacons de collyre avec système dit « Abak », reconnaissables à leurs noms, sont équipés d’un dispositif permettant soit de se passer de conservateur, soit de filtrer ce dernier pour éviter qu’il n’atteigne l’œil. Les flacons des larmes artificielles sans conservateur, une fois entamés, se gardent 8 semaines.
Avoir les yeux secs n’est pas une affection à négliger. Non traitée, elle peut entraîner des complications : kératite, altération de la cornée… Il faut consulter un médecin pour identifier la cause du problème.
Pour améliorer son quotidien, la personne touchée peut humidifier l’air, et éviter courants d’air et climatisation. Si elle travaille devant un écran, elle peut prendre l’habitude de souvent cligner des yeux.
Le gel lacrymal ou les gouttes oculaires doivent également être appliqués avant de se coucher, pour humidifier les yeux pendant le sommeil, ce qui évite des désagréments pendant la nuit ou au réveil. Enfin, la chaleur stimule l’activité des glandes produisant les larmes. On peut donc essayer l’application d’une poche chauffante sur l’œil pour améliorer la fabrication du film lacrymal.
La prescription de larmes artificielles inscrite dans le cadre du traitement d'une affection longue durée, le remboursement est de 100%. Les produits vendus en pharmacie en vente libre et sans ordonnance ne bénéficient pas de remboursement par la Sécurité Social