L'arrêt du tabac demande de la volonté, mais la volonté seule n’est parfois pas suffisante. Dans ce cas, le recours aux substituts nicotiniques peut être envisagé. Ces produits sont recommand&e
...L'arrêt du tabac demande de la volonté, mais la volonté seule
...L'arrêt du tabac demande de la volonté, mais la volonté seule n’est parfois pas suffisante. Dans ce cas, le recours aux substituts nicotiniques peut être envisagé. Ces produits sont recommandés pour lutter essentiellement contre la dépendance biologique provoquée par la consommation de nicotine. Cette forme de dépendance liée à la cigarette est liée aux pics de nicotine, c’est-à-dire à l’arrivée rapide de la molécule dans le cerveau après l’inhalation et le passage par les voies respiratoires. Le rôle des substituts nicotiniques est d’apporter de la nicotine sans les effets indésirables qui y sont associés. Il en existe plusieurs formes : le patch anti tabac, les gommes à mâcher, les pastilles à sucer ou encore les comprimés. Avant de se tourner vers cette solution pour arrêter de fumer, il est important d’évaluer son niveau de dépendance à l’aide d’un outil de référence : le test de Fagerström.
Le patch anti tabac, aussi appelé dispositif transdermique, se fixe directement sur la peau et fait effet 30 minutes environ après la pose. Il délivre lentement la nicotine à travers le derme, et ce de manière continue. Ce système permet un apport de nicotine stable et constant, ce qui évite le fameux pic à l’origine de la dépendance. Sachez qu’il est possible de porter un patch anti tabac tout en continuant de fumer, à la seule condition de réduire sa consommation de cigarettes. En effet, utiliser cette forme de substitut nicotinique sans modifier ses habitudes expose le fumeur à un risque de tachycardie (plus de 100 pulsations cardiaques au repos).
Il existe deux types de patch anti tabac, qui se distinguent principalement par leur durée d’action : 16 ou 24 heures. Le patch de 16 heures peut être porté toute la journée et doit être retiré le soir. Le patch de 24 heures peut quant à lui être porté durant la journée et la nuit, ce qui permet de contrer la sensation de manque au réveil. Les patchs 16 heures sont disponibles en différents dosages : 10, 15 ou 25 mg de nicotine. Ceux de 24 heures proposent un dosage de 7, 14 ou 21 mg. La posologie dépend généralement du résultat obtenu au test de Fagerström. Par exemple, si votre résultat est inférieur à 5, nous vous recommandons de vous tourner vers un patch 24 heures apportant 14 mg de nicotine. S’il est supérieur à 5, privilégiez un patch anti tabac 24 heures dosé à 21 mg de nicotine.
Un patch de nicotine doit être posé le matin, sur la peau parfaitement propre et sèche. Notez que vous pouvez garder votre patch anti tabac lorsque vous prenez votre douche. Selon que vous avez choisi la version 16 heures ou 24 heures, il faudra retirer le patch le soir, ou le lendemain matin. Les principaux effets indésirables rapportés par les utilisateurs sont des réactions cutanées (qui peuvent être évitées en variant les zones de pose), les troubles du sommeil et les douleurs musculaires au niveau de la partie du corps où le patch anti tabac est fixé.
Il peut être mis en place sur toutes les parties du corps, à l’exception des zones poilues et de la plante des pieds. Les meilleures localisations pour poser un patch sont la partie supérieure du bras, le ventre et les hanches.
Si l’utilisation d’un patch ne vous convient pas, vous pouvez vous tourner vers les substituts nicotiniques à prendre par voie orale comme les chewing gum à la nicotine, les pastilles à sucer ou les sprays anti tabac.
Pour aller plus loin, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un médecin spécialiste (addictologue ou tabacologue), à demander l’avis de l’un de nos pharmaciens et à consulter notre fiche conseil : Substituts nicotiniques : un traitement adapté à sa dépendance.
Pour un consommateur de 20 cigarettes quotidiennes, le dosage en nicotine absorbée varie entre 20 et 40 mg selon l'intensité de l'inhalation. Un patch de 21 mg sur 24h représente un excellent point de départ.
En cas de besoin persistant de fumer dans la journée, l'association avec des formes orales comme les gommes à mâcher s'avère particulièrement efficace. Cette combinaison permet d'ajuster précisément l'apport en nicotine selon vos besoins spécifiques.
Une approche progressive reste la clé du succès : commencez par un patch de 21 mg pendant 8 semaines, puis passez à 14 mg durant 2 à 4 semaines. Les chances de réussite augmentent considérablement avec un suivi régulier par un professionnel de santé.
La combinaison d'un patch avec une cigarette occasionnelle présente des risques de surdosage nicotinique. Les symptômes caractéristiques incluent des nausées, vertiges et palpitations cardiaques.
Un avis médical s'avère utile pour adapter le traitement si vous ressentez ces manifestations. Les professionnels de santé peuvent ajuster le dosage du patch ou suggérer des alternatives comme les sprays buccaux.
L'accumulation de substances toxiques dans l'organisme reste modérée lors d'une cigarette ponctuelle avec patch. Néanmoins, la multiplication des cigarettes compromet l'efficacité du sevrage et peut provoquer des maux de tête ou une envie irrépressible de fumer plus intense.
La durée moyenne du traitement s'étend sur 3 à 6 mois selon votre niveau de dépendance. Les premiers résultats apparaissent dès le premier mois avec une diminution notable du manque de nicotine.
Le sevrage se déroule en plusieurs phases distinctes. Les récepteurs nicotiniques du cerveau reviennent à leur état normal après 2 à 3 mois d'utilisation régulière des patchs. Cette période représente un cap décisif dans le processus d'arrêt.
La réussite du sevrage dépend aussi de votre capacité à modifier vos habitudes quotidiennes. Un accompagnement par un professionnel de santé permet d'adapter le traitement selon vos besoins spécifiques et renforce significativement vos chances d'arrêter définitivement.