L’œil est l’organe permettant la vue. C’est l’un des sens que nous utilisons le plus. L’œil peut être touché par des pathologies, comme le glaucome, ou dévoiler l’existence d’un trouble concernant une autre
...L’œil est l’organe permettant la vue. C’est l’un des sens que nous utilisons le plus. L’œil peut êt
...L’œil est l’organe permettant la vue. C’est l’un des sens que nous utilisons le plus. L’œil peut être touché par des pathologies, comme le glaucome, ou dévoiler l’existence d’un trouble concernant une autre partie du corps : par exemple, les pupilles se dilatent lors d’un problème thyroïdien.
L’ophtalmologiste a à sa disposition plusieurs examens et médicaments pour réaliser son analyse de l’œil. L’un des plus courants est le fond d’œil, qui consiste à observer l’intérieur du globe oculaire en l’illuminant et en le regardant à travers la cornée et le cristallin grâce à un ophtalmoscope.
Cet examen permet de détecter précocement de nombreuses pathologies comme la rétinopathie diabétique, la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) ou encore des anomalies du nerf optique. La technique révèle aussi l'état des vaisseaux sanguins qui tapissent la rétine.
Un professionnel de santé qualifié analyse minutieusement les détails du fond pour repérer toute modification suspecte. Cette surveillance régulière s'avère particulièrement précieuse pour le suivi des patients souffrant de diabète ou hypertendus.
La procédure standard comprend l'utilisation d'un collyre spécifique qui dilate la pupille. Cette dilatation maximale permet d'accéder aux zones périphériques de la rétine, essentielles pour un diagnostic complet.
L'ophtalmologue se sert ensuite du verre de Goldmann. Ce verre de contacty à trois miroirs permet d'examiner l'ensemble de la rétine et l'angle iridocornéen avec la lampe à fente.
L'exploration Rétinographie permet de réaliser des photographies du fond d'oeil par un ophtalmologiste ou un orthoptiste.
La rétinographie s'effectue en position assise face à un appareil spécialisé appelé rétinographe. Le patient pose son menton et son front sur les supports prévus pendant que l'appareil capture des images numériques précises des structures oculaires.
Sans dilatation préalable, l'examen dure environ 10 minutes. Une exploration approfondie nécessite parfois l'administration d'un collyre mydriatique 30 minutes avant la prise des clichés.
Le rétinographe moderne offre un champ de vision allant jusqu'à 180 degrés, donnant accès à une visualisation détaillée des zones périphériques. Les photographies obtenues servent de référence pour suivre l'évolution des structures rétiniennes au fil du temps.
Il permet de réaliser une angiographie rétinenne, un examen permettant de déterminer l'état des vaisseaux de la rétine, une membrane tapissant une grande partie du fond de l'œil.
Le fond de l'oeil peut être prescrit afin de détecter une éventuelle atteinte de la rétine liée à une pyopie ou du diabète.
Le collyre cycloplégique paralyse temporairement les muscles de l'accommodation, permettant une mesure précise de la correction visuelle. Cette paralysie s'avère particulièrement utile chez les enfants dont la capacité d'accommodation naturelle peut masquer certains troubles de la vision.
L'atropine et le cyclopentolate représentent les deux substances principales utilisées pour cet examen. Le cyclopentolate agit rapidement avec une durée d'action de 24 heures maximum. L'atropine, plus puissante, maintient son action jusqu'à 8 jours.
La prescription s'adapte selon l'âge du patient et le but recherché. Un suivi attentif s'impose lors des 30 minutes suivant l'administration, car une sensibilité accrue à la lumière et une vision floue temporaire peuvent survenir.
Mais il faut d’abord dilater la pupille artificiellement avec un collyre mydriatique : celle-ci se contracte lorsqu’elle est exposée à la lumière. Son diamètre diminue, ce qui gêne l’examen. Différents collyres fond d’œil, comme la néosynéphrine, ont pour effet de dilater la pupille, permettant la réalisation de l’examen ophtalmique.
La dilatation de la pupille s’appelle la mydriase. Les médicaments la dilatant sont appelés « collyres mydriatiques ».
La mydriase est également un symptôme observé dans certaines maladies. D’autres médicaments ont l’effet inverse. Ils contractent la pupille et sont utilisés en cas d’apparition d’une mydriase anormale pour la tester et en déterminer la cause. Il s’agit principalement de l’isopto-pilocarpine.
La néosynéphrine, un médicament à base de phényléphrine, a sur la pupille un effet proche de celui de l’adrénaline. Il s’agit d’un produit pour dilater la pupille sans paralyser l’œil. C’est un collyre disponible soit sous forme d’unidoses, soit sous forme de flacon. Il contient également du thiomersal, un conservateur.
Pour obtenir la mydriase, il suffit d’instiller les gouttes dans les yeux et d’attendre en général 20 à 30 minutes.
Les unidoses doivent être utilisées aussitôt après ouverture et ne doivent pas être conservées une fois entamées : il faut donc les jeter.
Le flacon de collyre fond d'œil, lui, se garde jusqu’à 15 jours après avoir été ouvert (il est conseillé d’inscrire sur le flacon la date d’ouverture).
La néosynéphrine est disponible en 3 dosages : 2,5 %, 5 % et 10 %. Ces deux derniers ne conviennent pas pour les personnes âgées de moins de 12 ans. Il convient de bien respecter l’intervalle de 15 à 20 minutes entre deux instillations pour éviter tout effet secondaire. Il faut enlever ses lentilles de contact avant l’instillation du collyre.
Les gouttes pour fond de l’œil entrainent des effets secondaires temporaires. Cette situation entraîne un éblouissement lorsque l’on regarde une lumière.
En cas de surdosage d'un fond d'œil, il est recommandé de rincer l'oeil ou les deux yeux à l'eau tiède.
Outre la sensibilité à la lumière, ces collyres peuvent provoquer une vision floue et une sécheresse oculaire temporaire. Pour soulager l'inconfort, fermez les yeux quelques minutes après l'instillation et portez des lunettes de soleil à l'extérieur.
En cas de rougeur persistante ou de douleur, consultez rapidement votre ophtalmologiste. Une sensation de brûlure intense ou des maux de tête sévères nécessitent une attention médicale immédiate.
Évitez de frotter vos yeux et limitez les activités nécessitant une vision précise pendant plusieurs heures après l'examen. Si des symptômes inhabituels persistent au-delà de 24 heures, contactez votre médecin pour un avis.
Le fond d'œil est temporaire, mais il rend dangereuse la conduite de véhicules ou la manipulation de machines. Le temps pendant lequel les pupilles restent dilatées est de l’ordre de quelques heures.
La dilatation pupillaire persiste généralement 4 à 6 heures après l'examen du fond d'œil. Durant cette période, votre vision restera floue et vous serez sensible à la lumière.
Prévoyez de vous faire raccompagner chez vous et évitez de conduire. Portez des lunettes de soleil à l'extérieur pour protéger vos yeux. Limitez l'utilisation des écrans et la lecture.
Pour votre confort, aménagez un espace sombre chez vous. Vous pouvez reprendre vos activités normales le lendemain matin. Si la dilatation persiste au-delà de 24 heures, contactez votre ophtalmologiste.
Le collyre ophtalmique Isopto-pilocarpine 2% est un médicament indiqué pour traiter le glaucome, une pathologie oculaire qui peut engendrer une déficience visuelle par diminution du champ visuel. Il permet de faire baisser la pression interne de l'œil. La pilocarpine abaisse la pression intra-oculaire par augmentation de la facilité d'écoulement de l'humeur aqueuse et par diminution du débit sécrétoire ciliaire. Ce collyre doit être instillé dans l'œil atteint à raison d'une seule goutte. La durée du traitement est définie par le médecin.
Certains troubles entraînent une dilatation de la pupille. La mydriase est une dilatation de la pupille. Elle peut être signe de souffrance cérébrale lorsque les deux pupilles sont dilatées et ne se contractent pas à la lumière comme lors d'une mydriase aréactive symétrique. La mydriase unilatérale (d'un seul œil), qu'on appelle l’anisocorie peut révéler une maladie grave comme une compression par une tumeur ou un hématome intracérébral.
L'observation des pupilles et le test des réflexes pupillaires font partie de l'évaluation de l'état neurologique du patient. Le médecin a à sa disposition un médicament, la pilocarpine, entraînant une contraction de la pupille. C’est aussi un médicament utilisé en cas de glaucome. La réaction de la pupille à la pilocarpine permet au praticien d’identifier la cause du trouble.