La peau est parfois abîmée par des coupures, éraflures, écorchures… Certains actes médicaux (prise de sang…) conduisent également à une ru
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...La peau est parfois abîmée par des coupures, éraflures, écorchures… Certains actes médicaux (prise de sang…) conduisent également à une rupture de l’intégrité de la peau. Ces agressions sont à l’origine de plaies qui, si elles sont mal traitées, sont susceptibles de s’infecter. C’est la raison pour laquelle il faut utiliser des désinfectants (ou antiseptiques) adaptés.
Tous les désinfectants ne sont pas identiques. Ils ne contiennent pas tous le même principe actif. Ils n’ont pas tous les mêmes capacités ni les mêmes indications.
Les désinfectants plaies les plus utilisés sont la chlorhexidine (principal actif de Septivon, Septeal, Hibidil, Dosiseptine, Diaseptyl, Hibiscrub, Mercryl) et la povidone iodée (retrouvée dans la Betadine). Parfois, pour une plus grande efficacité, la chlorhexidine est associée à autre actif antiseptique, comme le benzalkonium (Biseptine, Biogaran chlorhexidine) ou l’hexamidine et le chlorocrésol (Cyteal).
Ils ont l’avantage de ne pas provoquer de douleurs lorsqu’ils sont appliqués sur une plaie ouverte. Ces désinfectants sont disponibles en divers conditionnements. Vous avez la possibilité d’opter pour le spray désinfectant, les unidoses ou le flacon.
Vous trouverez des sprays désinfectants pratiques, notamment Biseptine et Diaseptyl à l'utilisation, car il suffit de vaporiser pour nettoyer efficacement sans avoir à tamponner à l'aide d'une compresse ou d'un coton stérile.
Les compresses d'alcool imbibées, notamment de la marque Gilbert sont conditionnées dans des sachets individuels pour garantir une parfaite antisepsie.
Avant de désinfecter la plaie doit être propre. Si elle contient des salissures (éraflure après une chute sur du gravier mêlé de terre ou de poussière, par exemple), celles-ci doivent être nettoyées. En effet, ces éléments étant de potentiels nids à germes, il est fondamental de les retirer pour un soin optimal de la plaie. Deux solutions :
Lorsque la plaie est nettoyée et séchée, il est possible d'appliquer du Cetavlon, une crème antiseptique utilisée dans le traitement d'appoint des affections de la peau infectée ou risque de l'être. Ce désinfectant peau contient du cétrimide, un antiseptique bactériostatique non bactéricide.
Ces plaies doivent être désinfectées à l’aide d’un antiseptique ayant une bonne capacité de pénétration de la peau, idéal en cas de panaris, d'écharde ou encore d'ongle incarné. Dans ce cas, on se tournera surtout vers les désinfectants contenant de l’hexamidine (Hexomedine transcutanée) ou de la povidone iodée. Le Dakin ou l’Amukine contenant de l’hypochlorite de sodium est efficace, mais instable. Il est employé pure en irrigation, en lavage, en compresses imbibées, en pansements humides ou en bains locaux.
L'éosine prévient la prolifération des bactéries susceptibles de surinfecter la plaie et d'entrainer la macération. Elle installe un terrain favorable au processus de réparation et de cicatrisation des plaies. Son seul inconvénient est de colorer la plaie, ce qui compliquera un éventuel diagnostic du médecin.
L’alcool a un effet desséchant gênant le bon processus de cicatrisation. Il est réservé à la désinfection de la peau saine avant un acte médical.
La peau fragile des bébés nécessite des soins particulièrement délicats. La Biseptine et le Dakin représentent les solutions antiseptiques les plus sûres pour les tout-petits. Pour les nourrissons de moins d'un mois, seuls ces deux produits sont recommandés, avec un rinçage obligatoire 30 secondes après application.
Le sérum physiologique constitue une alternative douce et naturelle pour nettoyer les petites égratignures. Sa composition, similaire à celle des fluides corporels, minimise les risques d'irritation.
Évitez absolument l'alcool à 90° et la Bétadine sur la peau des bébés. Ces produits, trop agressifs, peuvent provoquer des réactions cutanées indésirables. Privilégiez les formats unidoses qui garantissent une meilleure conservation et une utilisation plus hygiénique.
Les antiseptiques sont généralement sous la forme de solutions liquides à appliquer directement sur la plaie, par badigeonnage. Il est également possible d’en imbiber un pansement ou de préparer un petit « bain » d’antiseptique : certains désinfectants (Hexamidine solution par exemple) sont dotés d’un bouchon à goulot large qui, une fois retourné et rempli de solution, permet de tremper un doigt infecté.
Un désinfectant plaie ne se conserve pas longtemps une fois son contenant ouvert. C’est ce qui rend les sprays ou les unidoses intéressants. Les sprays désinfectants se conservent mieux que les flacons, tout en étant d’un maniement facile. Les unidoses permettent de disposer de petites quantités d’antiseptique sur une longue période. Une unidose ne contient qu’une faible quantité d’antiseptique, comparée au flacon, et elle doit être immédiatement jetée après usage. En revanche, les unidoses restées scellées se conservent sur une plus longue période que le flacon.
Attention : il ne faut pas mélanger plusieurs antiseptiques, au risque de diminuer leurs capacités. Ainsi, la povidone iodée et la chlorhexidine sont incompatibles.
L’efficacité d’un désinfectant dépend de son temps d’action. Respectez bien les délais prévus par le fabricant.