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...Elle permet d’éviter les grossesses non désirées. Il existe différentes méthodes de contraception, la plus connue étant sans doute ce que l’on appelle couramment « la pilule ». Il s’agit d’une contraception hormonale, délivrée sur ordonnance par un médecin ou par une sage-femme.
En cas d’échec de ces méthodes (rupture du préservatif, oubli de prise de la pilule) ou pour éviter la grossesse après une relation sexuelle sans protection, des méthodes dites « d’urgence » sont disponibles sans ordonnance.
Il existe deux méthodes de contraception d’urgence, aussi appelée « de rattrapage » : les contraceptifs d’urgence hormonaux, et les dispositifs intra-utérins (les stérilets).
Les contraceptifs d’urgence hormonaux contiennent soit du lévonorgestrel (Norlevo), soit de l’ulipristal (EllaOne). Ils ne doivent pas être confondus avec la pilule. On ne peut pas les prendre sur le long terme, ils sont destinés à une utilisation ponctuelle.
On appelle « pilule du lendemain » les contraceptifs à base de lévonorgestrel : ils doivent être pris le plus tôt possible après le rapport sexuel (idéalement, il faut attendre 12 heures entre le rapport et la prise) ; ils sont efficaces jusqu’à 72 heures (3 jours) après le rapport.
La « pilule du surlendemain », à l’ulipristal, est qualifiée ainsi parce que son délai maximal d’efficacité est porté à 120 h (5 jours).
Les professionnels de santé et les établissements scolaires via les infirmières scolaires jouent un rôle essentiel dans la prévention de la santé et l'accès à la contraception d'urgence. Les médecins généralistes et gynécologues peuvent prescrire la pilule du lendemain, tandis que les pharmaciens la délivrent gratuitement aux mineures sans ordonnance. Dans les collèges et lycées, les infirmières scolaires sont habilitées à administrer la contraception d'urgence aux élèves qui en font la demande, assurant un accès rapide et confidentiel. Les centres de planification familial proposent également des consultations gratuites, des conseils personnalisés et la délivrance de contraception d'urgence, particulièrement adaptés aux jeunes. Cette collaboration entre professionnels de santé et établissements permet d'assurer une prise en charge complète et accessible à toutes afin d'assurer une prévention de la santé.
Parmi les effets secondaires de la pilule du lendemain, on remarque des maux de tête, des nausées, des douleurs adbominales et des règles douloureuses.
Ces pilules du lendemain et du surlendemain sont généralement bien tolérées et sans effets indésirables sévères : elles peuvent cependant engendrer des douleurs abdominales, des troubles des règles, des nausées, des vomissements ainsi que de la fatigue.
En cas de prise de médicament anticonvulsivant, antiviral ou antifongique, ou de millepertuis, demandez conseil à votre pharmacien pour éviter toute interaction.
La prise d'une contraception d'urgence peut modifier temporairement votre cycle menstruel. Les saignements peuvent survenir plus tôt ou plus tard que la date habituelle de vos règles, selon le moment où vous prenez le comprimé dans votre cycle.
Un décalage des menstruations jusqu'à 7 jours reste normal après la prise. L'abondance des règles peut également varier : certaines femmes constatent un flux plus important, d'autres plus léger que d'habitude.
Un test de grossesse s'avère nécessaire uniquement si vos règles présentent un retard supérieur à 5 jours par rapport à la date prévue. La perturbation du cycle se limite généralement à la période suivant directement la prise du médicament.
La prise de la pilule du lendemain reste possible pendant l'allaitement maternel. Le choix du type de contraception d'urgence s'avère néanmoins crucial. Le lévonorgestrel (Norlevo) passe en petite quantité dans le lait maternel.
Pour minimiser l'exposition du nourrisson, les mères allaitantes doivent donner le sein juste avant la prise du médicament. Un délai de 6 à 8 heures s'impose ensuite avant la prochaine tétée.
La pilule EllaOne (ulipristal) requiert des précautions particulières : une interruption temporaire de l'allaitement d'une semaine s'impose après la prise. Durant cette période, tirer et jeter le lait permet de maintenir la lactation. Une consultation médicale préalable aide à choisir la solution la mieux adaptée à chaque situation.
Le spermicide (Pharmatex, Alpagelle) n’est pas un contraceptif d’urgence, mais une méthode de contraception locale et sans hormones. Il s’agit de crèmes, de comprimés ou d’ovules à utiliser par voie vaginale et qui détruisent les spermatozoïdes. Ils sont efficaces seuls, ou il est possible de les utiliser en plus d’une autre méthode (préservatif, cape cervicale ou diaphragme). Les ovules doivent être insérés quelques minutes avant le rapport, et les crèmes immédiatement avant.
Le savon alcalin réduisant l’efficacité du spermicide, il ne faut pas l’utiliser dans un délai de quatre heures après le rapport, mais aussi dans les deux heures précédant celui-ci.
Il ne faut pas non plus faire de toilette immédiatement après le rapport.
Pour bénéficier de conseils, vous pouvez vous rendre dans un Centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF) ou contactez nos pharmaciens par téléphone ou par mail.
Il peut être utilisé en contraception sur le long terme, mais aussi en contraception d’urgence. Dans ce dernier cas, il reste efficace posé dans un délai de 5 jours après le rapport sexuel.
Après la pose par un médecin ou une sage-femme, il exerce un effet contraceptif pendant plusieurs années.
Les stérilets sont en cuivre, qui va inactiver les spermatozoïdes. C’est donc un moyen de contraception sans hormones, convenant aux femmes supportant mal la pilule.
Le stérilet cuivre NT 380 peut également contenir un noyau d’argent, qui allonge sa durée de vie.