RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 08/10/2025
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL 400 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Ibuprofène........................................................................................................................... 400 mg
Pour un comprimé pelliculé.
Comprimé pelliculé rond, blanc à blanc cassé, de 12 mm ± 1,0 mm de diamètre.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique de courte durée :
· des douleurs légères à modérées telles que céphalées dont céphalées migraineuses, douleurs dentaires ;
· des dysménorrhées primaires ;
· de la fièvre.
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL est indiqué chez ladulte et ladolescent à partir de 40 kg de poids corporel (12 ans et plus).
4.2. Posologie et mode d'administration
La dose dibuprofène dépend de lâge et du poids corporel du patient. Utilisation de courte durée uniquement.
Si, chez les enfants et les adolescents, IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL doit être pris pendant plus de 3 jours, ou si les symptômes saggravent, il est conseillé au patient de consulter un médecin.
Si, chez les adultes, IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL doit être pris pendant plus de 3 jours en cas de fièvre ou de céphalées migraineuses ou pendant plus de 4 jours pour le traitement de la douleur, ou si les symptômes saggravent, il est conseillé au patient de consulter un médecin.
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte nécessaire pour contrôler les symptômes (voir rubrique 4.4).
Douleurs légères à modérées et fièvre
Adultes et adolescents à partir de 40 kg de poids corporel (12 ans et plus) :
200 à 400 mg administrés en une dose unique ou 3 à 4 fois par jour avec un intervalle dau moins 6 heures entre les prises.
La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 1 200 mg.
Céphalées migraineuses
Adultes et adolescents à partir de 40 kg de poids corporel (12 ans et plus) :
400 mg administrés en une dose unique, si nécessaire 400 mg administrés avec un intervalle dau moins 6 heures entre les prises.
La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 1 200 mg.
Dysménorrhées primaires
Adultes et adolescentes à partir de 40 kg de poids corporel (12 ans et plus) :
200 à 400 mg 1 à 3 fois par jour, avec un intervalle dau moins 6 heures entre les prises, selon les besoins. La dose quotidienne maximale ne doit pas dépasser 1 200 mg.
Populations particulières
Sujets âgés
Les AINS doivent être utilisés avec une prudence particulière chez les patients âgés qui sont plus sensibles aux événements indésirables et qui présentent un risque accru dhémorragie, dulcération ou de perforation gastro-intestinale potentiellement mortelle (voir rubrique 4.4). Si le traitement est jugé nécessaire, la dose la plus faible pendant la durée la plus courte nécessaire pour contrôler les symptômes doit être utilisée. Le traitement doit être réévalué à intervalle régulier et arrêté en labsence de bénéfice observable ou en cas dintolérance.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une réduction légère ou modérée de la fonction rénale, la dose doit être maintenue la plus faible possible pendant la durée la plus courte nécessaire pour contrôler les symptômes et la fonction rénale doit être surveillée. (Pour les patients présentant une insuffisance rénale sévère, voir rubrique 4.3).
Insuffisance hépatique
Chez les patients présentant une réduction légère ou modérée de la fonction hépatique, la dose doit être maintenue la plus faible possible pendant la durée la plus courte nécessaire pour contrôler les symptômes et la fonction hépatique doit être surveillée. (Pour les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3).
Population pédiatrique
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL ne doit pas être utilisé chez les adolescents pesant moins de 40 kg ou chez les enfants âgés de moins de 12 ans. Dautres formes pharmaceutiques dibuprofène appropriées doivent être utilisées dans ce groupe dâge.
Mode dadministration
Le comprimé doit être avalé avec un verre deau, de préférence après un repas. Il est recommandé aux patients qui ont lestomac sensible de prendre IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL au cours dun repas.
· Hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Antécédent de réactions dhypersensibilité (par exemple, bronchospasme, asthme, rhinite, angiodème ou urticaire) associées à la prise dacide acétylsalicylique (AAS) ou dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
· Troubles de la formation du sang non élucidés.
· Ulcère ou hémorragie gastroduodénal(e) actif/ive ou antécédent dulcère ou dhémorragie gastroduodénal(e) récurrent(e) (au moins deux épisodes distincts dulcération ou de saignement avéré[e]).
· Antécédent de saignement ou de perforation gastro-intestinal(e) lié(e) à un traitement antérieur par AINS.
· Saignement cérébrovasculaire ou autre saignement actif.
· Insuffisance hépatique sévère ou insuffisance rénale sévère (filtration glomérulaire inférieure à 30 mL/min).
· Insuffisance cardiaque sévère (classe NYHA IV) ou coronaropathie sévère. Voir également rubrique 4.4.
· Pendant le troisième trimestre de la grossesse en raison du risque de fermeture prématurée du canal artériel ftal pouvant être associée à une hypertension artérielle pulmonaire. Le travail peut être retardé et allongé avec une tendance accrue aux saignements aussi bien chez la mère que chez lenfant (voir rubrique 4.6).
· Patients souffrant de déshydratation sévère (causée par des vomissements, une diarrhée ou une prise hydrique insuffisante).
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL est contre-indiqué chez les adolescents pesant moins de 40 kg ou chez les enfants âgés de moins de 12 ans.
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Lutilisation concomitante dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL avec des AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2, augmente le risque deffets indésirables et doit être évitée.
Les patients asthmatiques doivent demander conseil à leur médecin avant de prendre de libuprofène (voir ci-dessous).
Les effets indésirables peuvent être minimisés en utilisant la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte nécessaire pour contrôler les symptômes (voir ci-dessous Risques GI et cardiovasculaires). Les patients traités à long terme par AINS doivent faire lobjet dune surveillance médicale afin de rechercher déventuels événements indésirables.
Dans les situations suivantes, IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL doit uniquement être administré après une évaluation stricte du rapport bénéfice/risque :
· lupus érythémateux disséminé (LED) ou autres maladies auto-immunes ;
· trouble congénital du métabolisme de la porphyrine (par exemple, porphyrie aiguë intermittente) ;
· premier et deuxième trimestres de la grossesse ;
· allaitement.
Des précautions particulières doivent être prises dans les cas suivants :
· maladies gastro-intestinales, y compris maladie inflammatoire chronique de lintestin (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) ;
· insuffisance cardiaque et hypertension ;
· réduction de la fonction rénale ;
· dysfonction hépatique ;
· trouble hématopoïétique ;
· anomalies de la coagulation du sang ;
· allergies, rhume des foins, gonflement chronique de la muqueuse nasale, végétations adénoïdes, bronchopneumopathie chronique obstructive ou asthme bronchique ;
· immédiatement après des interventions chirurgicales majeures.
Saignement, ulcération et perforation gastro-intestinal(e)
Des cas de saignement, dulcération ou de perforation GI, qui peuvent être fatals, ont été rapportés avec tous les AINS, à tout moment du traitement, avec ou sans symptômes dalerte ou antécédents dévénements GI graves.
Le risque de saignement, dulcération ou de perforation GI est plus élevé aux doses plus fortes dAINS chez les patients présentant des antécédents dulcère, en particulier en cas de complications à type dhémorragie ou de perforation (voir rubrique 4.3), et chez les sujets âgés. Ces patients doivent commencer le traitement à la dose la plus faible disponible.
Ladministration concomitante dagents protecteurs (par exemple, misoprostol ou inhibiteurs de la pompe à protons) doit être envisagée pour ces patients, ainsi que pour les patients nécessitant un traitement concomitant par acide acétylsalicylique à faible dose ou dautres médicaments susceptibles daugmenter le risque gastro-intestinal. (Voir ci-dessous et rubrique 4.5).
Les patients présentant des antécédents de toxicité GI, en particulier les sujets âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (notamment des saignements GI), en particulier pendant les phases initiales du traitement.
La prudence simpose chez les patients recevant des médicaments concomitants susceptibles daugmenter le risque dulcération ou de saignement, tels que les corticoïdes oraux, les anticoagulants tels que la warfarine ou lhéparine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires tels que lacide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
En cas de saignement ou dulcération GI chez les patients recevant IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL, le traitement doit être arrêté.
Les AINS doivent être administrés avec prudence aux patients présentant des antécédents de maladie gastro-intestinale (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) car ces affections peuvent saggraver. (Voir rubrique 4.8).
Sujets âgés
Les sujets âgés présentent une fréquence accrue deffets indésirables liés aux AINS, notamment de saignements et de perforations gastro-intestinaux/ales qui peuvent être fatal(e)s (voir rubrique 4.2).
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
La prudence (discussion avec un médecin ou un pharmacien) est de mise lors de linstauration dun traitement chez des patients présentant des antécédents dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque car une rétention hydrique, une hypertension et un dème ont été rapportés en association avec un traitement par AINS.
Des études cliniques suggèrent que lutilisation de libuprofène, en particulier à fortes doses (2 400 mg par jour), peut être associée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Globalement, les données épidémiologiques ne suggèrent pas que libuprofène à faible dose (par exemple, ≤ 1 200 mg par jour) est associé à un risque accru dévénements thrombotiques artériels.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive (classes NYHA II-III), une cardiopathie ischémique établie, une maladie artérielle périphérique et/ou une maladie cérébrovasculaire ne doivent être traités par ibuprofène quaprès un examen approfondi et les fortes doses (2 400 mg/jour) doivent être évitées.
Une attention particulière doit également être portée avant linstauration dun traitement à long terme chez des patients présentant des facteurs de risque dévénements cardiovasculaires (par exemple, hypertension, hyperlipidémie, diabète et tabagisme), en particulier si de fortes doses dibuprofène (2 400 mg/jour) sont nécessaires.
Réactions cutanées sévères
Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), tels que la dermatite exfoliative, lérythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson (SJS), la nécrolyse épidermique toxique (NET), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome d'hypersensibilité) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (AGEP), qui peuvent engager le pronostic vital ou être fatales, ont été rapportées en association avec lutilisation dibuprofène (voir rubrique 4.8). La plupart de ces réactions sont survenues au cours du premier mois de traitement.
En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de ces réactions, la prise d'ibuprofène doit être immédiatement interrompue et un autre traitement doit être envisagé (le cas échéant). La varicelle peut exceptionnellement être à lorigine de graves complications infectieuses de la peau et des tissus mous. A ce jour, le rôle favorisant des AINS dans laggravation de ces infections ne peut être exclu. Il est donc prudent déviter lutilisation dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL en cas de varicelle.
Effets rénaux
Libuprofène peut entraîner une rétention de sodium, de potassium et de liquides chez les patients nayant pas souffert précédemment de troubles rénaux en raison de son effet sur la perfusion rénale. Cela peut entraîner un dème ou même provoquer une insuffisance cardiaque ou une hypertension chez les patients prédisposés.
Comme avec dautres AINS, ladministration prolongée dibuprofène chez lanimal a entraîné une nécrose papillaire rénale et dautres modifications pathologiques au niveau rénal. Chez lêtre humain, des cas de néphrite interstitielle aiguë accompagnée dune hématurie, dune protéinurie et occasionnellement dun syndrome néphrotique ont été rapportés. Des cas de toxicité rénale ont également été observés chez des patients pour lesquels les prostaglandines jouent un rôle compensatoire dans le maintien de la perfusion rénale. Chez ces patients, ladministration dAINS peut entraîner une réduction dose-dépendante de la formation des prostaglandines et, par la suite, du débit sanguin rénal, ce qui peut déclencher une décompensation rénale manifeste. Les patients à risque accru dune telle réaction sont ceux qui présentent une dysfonction rénale, une insuffisance cardiaque, une dysfonction hépatique, ceux qui prennent des diurétiques et des IEC, ainsi que les sujets âgés. Larrêt du traitement par AINS est généralement suivi dun retour à létat davant le traitement.
Dissimulation des symptômes dinfections sous-jacentes
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL peut masquer les symptômes dinfection, ce qui peut retarder linstauration dun traitement approprié et ainsi aggraver lévolution de linfection. Cela a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire dorigine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. LorsquIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL est administré pour soulager la fièvre ou la douleur liée à une infection, il est conseillé de surveiller linfection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou saggravent.
Autres précautions
Des réactions sévères dhypersensibilité aiguë (par exemple, choc anaphylactique) sont observées dans de très rares cas. Dès les premiers signes dune réaction dhypersensibilité après la prise ou ladministration dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL, le traitement doit être arrêté. Les mesures médicales nécessaires en fonction des symptômes doivent être mises en uvre par un personnel spécialisé.
Un bronchospasme, une urticaire ou un angiodème peut se déclencher chez les patients souffrant ou présentant des antécédents dasthme bronchique, de rhinite chronique, de sinusite, de polypes nasaux, de végétations adénoïdes ou de maladies allergiques.
Lutilisation prolongée de tout type dantalgique pour des céphalées peut aggraver ces dernières. Dans ce cas ou en cas de suspicion, il convient de consulter un médecin et darrêter le traitement. Le diagnostic de céphalées par abus médicamenteux (CAM) doit être suspecté chez les patients qui présentent des céphalées fréquentes ou quotidiennes malgré (ou à cause de) lutilisation régulière de médicaments contre les céphalées.
Dune manière générale, la prise habituelle dantalgiques, en particulier lassociation de plusieurs substances antalgiques, peut entraîner des lésions rénales permanentes avec un risque dinsuffisance rénale (néphropathie analgésique). Ce risque peut être accru en cas deffort physique associé à une perte de sel et à une déshydratation. Cela doit donc être évité.
Au cours du traitement par libuprofène, quelques cas de symptômes de méningite aseptique, tels que raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou désorientation, ont été observés chez des patients présentant des maladies auto-immunes (telles que lupus érythémateux disséminé, connectivites mixtes).
Libuprofène peut temporairement inhiber la fonction des plaquettes sanguines et prolonger le temps de saignement. Les patients souffrant de troubles de la coagulation ou traités par anticoagulants doivent donc faire lobjet dun suivi attentif.
En cas de traitement à long terme par libuprofène, un contrôle régulier de la fonction hépatique et rénale ainsi quun hémogramme sont nécessaires, notamment chez les patients à haut risque.
La consommation concomitante dalcool doit être évitée car elle pourrait intensifier les effets indésirables des AINS, notamment ceux affectant le tractus gastro-intestinal ou le système nerveux central.
Les patients sous ibuprofène doivent signaler à leur médecin les signes ou symptômes dulcération ou de saignement gastro-intestinal(e), une vision trouble ou dautres symptômes oculaires, une éruption cutanée, une prise de poids ou un dème.
Population pédiatrique
Il existe un risque dinsuffisance rénale chez les adolescents déshydratés.
IBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL contient du sodium
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Lutilisation concomitante dibuprofène et des substances suivantes doit être évitée :
Acide acétylsalicylique : ladministration concomitante dibuprofène et dacide acétylsalicylique nest généralement pas recommandée car cela peut augmenter le risque deffets indésirables. Des données expérimentales suggèrent que libuprofène pourrait inhiber de façon compétitive leffet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur lagrégation plaquettaire lorsquils sont utilisés de manière concomitante. Bien quil existe des incertitudes quant à lextrapolation de ces données à la situation clinique, la possibilité que lutilisation régulière prolongée de libuprofène puisse réduire leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose ne peut être exclue.
La survenue dun effet cliniquement pertinent est jugée peu probable en cas dutilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 5.1).
Autres AINS, y compris salicylés : en raison deffets synergiques, lutilisation concomitante de plusieurs AINS peut augmenter le risque dulcères et dhémorragies gastro-intestinaux/ales. Ladministration concomitante dibuprofène avec dautres AINS doit donc être évitée (voir rubrique 4.4).
Anticoagulants : les AINS sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants tels que la warfarine ou lhéparine (voir rubrique 4.4). En cas de traitement simultané, la surveillance de létat de coagulation est recommandée.
Méthotrexate : les AINS inhibent la sécrétion tubulaire du méthotrexate et certaines interactions métaboliques peuvent se produire et entraîner une diminution de la clairance du méthotrexate. Ladministration dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL dans les 24 heures précédant ou suivant ladministration de méthotrexate peut entraîner une forte concentration de méthotrexate et augmenter ses effets toxiques. Par conséquent, lutilisation concomitante dAINS et de fortes doses de méthotrexate doit être évitée. De même, le risque potentiel dinteractions lors dun traitement à faible dose par méthotrexate doit être pris en compte, notamment chez les patients qui présentent une altération de la fonction rénale. Lors dun traitement en association, la fonction rénale doit être surveillée.
Libuprofène (comme les autres AINS) doit uniquement être pris avec prudence en association avec les substances suivantes :
Digoxine, phénytoïne et lithium : ladministration concomitante dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL avec des préparations à base de digoxine, de phénytoïne ou de lithium peut augmenter les taux sériques de ces médicaments. Une vérification du taux sérique de lithium, du taux sérique de digoxine et du taux sérique de phénytoïne nest généralement pas nécessaire en cas dutilisation correcte (sur 3 ou 4 jours maximum).
Diurétiques et antihypertenseurs : les diurétiques et les IEC peuvent augmenter la néphrotoxicité des AINS. Les AINS peuvent réduire leffet des diurétiques et dautres antihypertenseurs, y compris les IEC et les bêta-bloquants. Chez les patients présentant une réduction de la fonction rénale (par exemple, patients déshydratés ou patients âgés présentant une réduction de la fonction rénale), lutilisation concomitante dun IEC, dun bêta-bloquant et dun antagoniste de langiotensine II avec un inhibiteur de la cyclo-oxygénase peut entraîner une détérioration supplémentaire de la fonction rénale pouvant entraîner une insuffisance rénale aiguë, généralement réversible. Par conséquent, lassociation de ces médicaments doit être utilisée avec prudence, notamment chez les patients âgés. Il faut indiquer aux patients de boire des quantités suffisantes de liquides et une surveillance régulière de la fonction rénale doit être envisagée au tout début du traitement combiné.
Ladministration concomitante dIBUPROFENE ZENTIVA CONSEIL et de diurétiques dépargne potassique ou dIEC peut entraîner une hyperkaliémie. Une surveillance attentive des taux de potassium est nécessaire.
Captopril : les études expérimentales indiquent que libuprofène neutralise leffet daugmentation de lexcrétion sodique du captopril.
Aminosides : les AINS peuvent ralentir lélimination des aminosides et augmenter leur toxicité.
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : risque accru de saignement gastro-intestinal (voir rubrique 4.4).
Ciclosporine : le risque dune atteinte rénale due à la ciclosporine augmente avec ladministration concomitante de certains AINS. Cet effet ne peut être exclu non plus en cas dassociation de la ciclosporine avec libuprofène.
Cholestyramine : le traitement concomitant par la cholestyramine et libuprofène entraîne une absorption prolongée et réduite (de 25 %) de libuprofène. Les médicaments doivent être administrés en respectant un intervalle dau moins une heure.
Tacrolimus : risque accru de néphrotoxicité.
Zidovudine : un risque accru dhémarthrose et dhématomes est observé chez les hémophiles infectés par le VIH recevant un traitement concomitant par zidovudine et ibuprofène. Il pourrait exister un risque accru dhématotoxicité en cas dutilisation concomitante de zidovudine et dAINS. La réalisation dun hémogramme 1 à 2 semaines après le début de lutilisation concomitante est recommandée.
Ritonavir : peut augmenter les concentrations plasmatiques des AINS.
Mifépristone : si les AINS sont utilisés dans les 8 à 12 jours suivant ladministration de mifépristone, ils peuvent réduire son effet.
Probénécide ou sulfinpyrazone : peuvent retarder lélimination de libuprofène. Laction uricosurique de ces substances est diminuée.
Antibiotiques de la famille des quinolones : les données obtenues chez lanimal indiquent que les AINS peuvent augmenter le risque de convulsions associées aux antibiotiques de la famille des quinolones. Les patients prenant des AINS et des quinolones peuvent présenter un risque accru de développement de convulsions.
Sulfamides hypoglycémiants : les AINS peuvent augmenter leffet hypoglycémiant des sulfamides hypoglycémiants. En cas de traitement simultané, il est recommandé de surveiller la glycémie.
Corticoïdes : risque accru dulcération ou de saignement gastro-intestinal(e) (voir rubrique 4.4).
Antiagrégants plaquettaires (par exemple, clopidogrel, ticlopidine) : augmentent le risque de saignement gastro-intestinal (voir rubrique 4.4).
Alcool, bisphosphonates et oxpentifylline (pentoxifylline) : peuvent potentialiser les effets indésirables GI et le risque de saignement et dulcération.
Baclofène : majoration de la toxicité du baclofène.
Inhibiteurs du CYP2C9 : ladministration concomitante dibuprofène et dinhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter lexposition à libuprofène (substrat du CYP2C9). Dans une étude portant sur le voriconazole et le fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9), une exposition accrue à libuprofène S(+) denviron 80 à 100 % a été démontrée. Une réduction de la dose dibuprofène doit être envisagée lorsque des inhibiteurs puissants du CYP2C9 sont administrés de façon concomitante, en particulier lorsque libuprofène à forte dose (2 400 mg/jour) est administré avec du voriconazole ou du fluconazole.
Extraits de plantes : le ginkgo biloba peut potentialiser le risque de saignement lié aux AINS.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Linhibition de la synthèse des prostaglandines peut nuire à la grossesse et/ou au développement de lembryon/du ftus.
Des données issues détudes épidémiologiques suggèrent un risque accru de fausse couche ainsi que de malformation cardiaque et de gastroschisis après lutilisation dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de moins de 1 % à environ 1,5 %. Le risque semble augmenter avec la dose et la durée du traitement.
Chez lanimal, il a été démontré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraînait une augmentation des pertes pré et post-implantatoires et de la létalité embryonnaire/ftale. De plus, des incidences accrues de diverses malformations, y compris des malformations cardiovasculaires, ont été rapportées chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période dorganogenèse.
A partir de la 20ème semaine de grossesse, l'utilisation de l'ibuprofène peut provoquer un oligohydramnios résultant d'un dysfonctionnement rénal du ftus. Ce phénomène peut survenir peu de temps après le début du traitement et est généralement réversible à l'arrêt du traitement. De plus, des cas de constriction du canal artériel ont été rapportés suite à un traitement au cours du deuxième trimestre, la plupart d'entre eux se résolvant après l'arrêt du traitement. Par conséquent, libuprofène ne doit pas être administré au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse, sauf en cas de nécessité absolue. Si libuprofène est utilisé par une femme essayant de concevoir un enfant, ou pendant le premier et le deuxième trimestre de la grossesse, la dose doit rester la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. La surveillance prénatale de l'oligohydramnios et de la constriction du canal artériel doit être envisagée après une exposition à l'ibuprofène pendant plusieurs jours à partir de la 20e semaine de gestation. L'ibuprofène doit être arrêté si un oligohydramnios ou une constriction du canal artériel sont constatés.
Pendant le troisième trimestre de la grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer
· le ftus à :
o une toxicité cardiopulmonaire (constriction/fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;
o une dysfonction rénale pouvant évoluer vers une insuffisance rénale avec un oligoamnios (voir ci-dessus) ;
· la mère et le nouveau-né, à la fin de la grossesse, à :
o un allongement possible du temps de saignement, un effet antiagrégant qui peut se produire même à des doses très faibles ;
o une inhibition des contractions utérines entraînant un retard ou une prolongation du travail.
Par conséquent, libuprofène est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 5.3).
Allaitement
Libuprofène est excrété dans le lait maternel, mais avec les doses thérapeutiques administrées dans le cadre dun traitement de courte durée, le risque dun effet sur le nourrisson semble peu probable. Si, toutefois, un traitement plus long est prescrit, un sevrage précoce de lenfant devra être envisagé.
Fertilité
Il existe des preuves suggérant que les médicaments qui inhibent la synthèse des cyclo-oxygénases et des prostaglandines peuvent altérer la fertilité féminine par un effet sur lovulation. Cela est réversible à larrêt du traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Puisque des effets indésirables sur le système nerveux central tels quune fatigue et des sensations vertigineuses peuvent survenir lors de lutilisation de libuprofène à fortes doses, la capacité à réagir et à prendre activement part à la circulation routière ainsi quà utiliser des machines peut être affectée, dans des cas isolés. Ces effets sont majorés en cas dassociation avec de lalcool.
En ce qui concerne les effets indésirables suivants, il faut noter quils sont essentiellement dose-dépendants et quils varient dun sujet à lautre.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont gastro-intestinaux. Des ulcères gastroduodénaux, une perforation ou un saignement GI, parfois dissue fatale, peuvent survenir, en particulier chez les sujets âgés (voir rubrique 4.4). Des nausées, des vomissements, une diarrhée, des flatulences, une constipation, une dyspepsie, des douleurs abdominales, un méléna, une hématémèse, une stomatite ulcéreuse, une exacerbation de la colite et de la maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés après ladministration. Moins fréquemment, une gastrite a été observée.
En particulier, le risque de saignement gastro-intestinal dépend de lintervalle posologique et de la durée du traitement.
Des études cliniques suggèrent que lutilisation de libuprofène, en particulier à forte dose (2 400 mg par jour) peut être associée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
Des cas ddème, dhypertension et dinsuffisance cardiaque ont été rapportés en association avec le traitement par AINS.
Le tableau suivant résume les effets indésirables de libuprofène, répartis en groupes selon la terminologie MedDRA, avec leur fréquence : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :
Infections et infestations
Très rare : une exacerbation dinflammations liées à une infection (par exemple, développement dune fasciite nécrosante) coïncidant avec lutilisation danti-inflammatoires non stéroïdiens a été décrite. Cela est peut-être associé au mécanisme daction des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Des symptômes de méningite aseptique avec raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou troubles de la conscience ont été observés sous ibuprofène. Les patients présentant des maladies auto-immunes (LED, connectivites mixtes) semblent être prédisposés.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Très rare : troubles hématopoïétiques (anémie, leucopénie, thrombopénie, pancytopénie, agranulocytose, neutropénie). Les premiers signes ou symptômes peuvent être les suivants : fièvre, maux de gorge, ulcères superficiels dans la bouche, symptômes pseudo-grippaux, fatigue sévère, saignement de nez et cutané.
Affections du système immunitaire
Peu fréquent : réactions dhypersensibilité telles quune urticaire, un prurit et un exanthème ainsi que des crises dasthme (parfois avec une hypotension).
Rare : syndrome de lupus érythémateux.
Très rare : réactions dhypersensibilité sévères. Les symptômes peuvent inclure : dème facial, gonflement de la langue, gonflement du larynx interne avec constriction des voies respiratoires, dyspnée, tachycardie, baisse de la pression artérielle pouvant aller jusquà un choc menaçant le pronostic vital.
Affections psychiatriques
Rare : dépression, confusion, hallucinations.
Très rare : réactions psychotiques.
Fréquence indéterminée : anxiété.
Affections du système nerveux
Peu fréquent : céphalées, somnolence, vertige, fatigue, agitation, sensations vertigineuses, insomnie, irritabilité.
Très rare : méningite aseptique.
Fréquence indéterminée : névrite optique, paresthésies.
Affections oculaires
Peu fréquent : troubles visuels.
Rare : amblyopie toxique.
Affections de loreille et du labyrinthe
Très rare : acouphènes.
Fréquence indéterminée : troubles de laudition.
Affections cardiaques
Très rare : palpitations, insuffisance cardiaque, infarctus du myocarde, dème pulmonaire aigu, dème.
Fréquence indéterminée : syndrome de Kounis.
Affections vasculaires
Très rare : hypertension, vascularite.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Peu fréquent : rhinite, bronchospasme.
Affections gastro-intestinales
Fréquent : problèmes gastro-intestinaux, tels que brûlures destomac, dyspepsie, douleurs abdominales et nausées, vomissements, flatulences, diarrhée, constipation.
Peu fréquent : ulcères gastro-intestinaux, parfois associés à un saignement et à une perforation (voir rubrique 4.4), pertes de sang occultes pouvant entraîner une anémie, un méléna, une hématémèse, une stomatite ulcéreuse, une colite, une exacerbation de la colite et de la maladie de Crohn, des complications des diverticules coliques (perforation, fistule), gastrite.
Très rare : sophagite, pancréatite, sténoses intestinales.
Affections hépatobiliaires
Très rare : dysfonction hépatique, atteinte hépatique, notamment lors dun traitement à long terme, insuffisance hépatique, hépatite aiguë, ictère.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquent : réactions de photosensibilité, diverses éruptions cutanées.
Très rare : réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) (y compris érythème polymorphe, dermatite exfoliative, réactions bulleuses y compris syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique, alopécie, fasciite nécrosante. Dans des cas exceptionnels, des infections cutanées sévères et des complications au niveau des tissus mous peuvent survenir au cours dune varicelle.
Fréquence indéterminée : réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG).
Affections du rein et des voies urinaires
Très rare : formation ddèmes, notamment chez les patients présentant une hypertension artérielle ou une insuffisance rénale, syndrome néphrotique, une néphrite interstitielle pouvant être associée à une insuffisance rénale.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
Fréquence indéterminée : malaise.
Investigations
Rare : augmentation de lazote uréique sanguin, des transaminases sériques et des phosphatases alcalines, diminution des taux dhémoglobine et dhématocrite, inhibition de lagrégation plaquettaire, allongement du temps de saignement, diminution du calcium sérique, augmentation de lacide urique sérique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Symptômes
La plupart des patients ayant ingéré des quantités cliniquement importantes dAINS développeront uniquement des nausées, des vomissements, des douleurs épigastriques ou, plus rarement, une diarrhée. Des acouphènes, des céphalées et un saignement gastro-intestinal sont également possibles. Dans des cas plus graves dintoxication, une toxicité est observée au niveau du système nerveux central, se manifestant par une somnolence, occasionnellement une excitation et une désorientation ou un coma. Certains patients développent occasionnellement des convulsions. Les enfants peuvent également développer des crampes myocloniques. En cas dintoxication grave, une acidose métabolique peut se produire et le temps de prothrombine/lINR peut être prolongé, probablement par interférence avec les actions des facteurs de coagulation circulants. Une insuffisance rénale aiguë et une atteinte hépatique peuvent se produire. Une exacerbation de lasthme est possible chez les asthmatiques.
Une utilisation prolongée à des doses supérieures à celles recommandées ou un surdosage peuvent entraîner une acidose tubulaire rénale et une hypokaliémie.
Prise en charge
Il nexiste pas dantidote spécifique. Le traitement doit être symptomatique et de soutien et inclure le maintien de la perméabilité des voies respiratoires et une surveillance des signes cardiaques et vitaux jusquà stabilisation du patient. Un lavage gastrique ou ladministration orale de charbon activé est indiqué(e) si le patient est présenté au cours de lheure qui suit lingestion de plus de 400 mg par kg de poids corporel. Si libuprofène a déjà été absorbé, des substances alcalines doivent être administrées afin de favoriser lexcrétion de libuprofène acide dans les urines. Les convulsions fréquentes ou prolongées doivent être traitées avec du diazépam ou du lorazépam par voie intraveineuse. Des bronchodilatateurs doivent être administrés en cas dasthme.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Libuprofène est un AINS qui possède une activité anti-inflammatoire, analgésique et antipyrétique. Les modèles animaux de douleur et dinflammation indiquent que libuprofène inhibe efficacement la synthèse des prostaglandines. Chez lêtre humain, libuprofène réduit la douleur peut-être causée par linflammation ou liée à celle-ci, les gonflements et la fièvre. Libuprofène exerce un effet inhibiteur sur la synthèse des prostaglandines en inhibant lactivité de la cyclo-oxygénase. De plus, libuprofène exerce un effet inhibiteur sur lADP (adénosine diphosphate) ou sur lagrégation plaquettaire stimulée par le collagène.
Des données expérimentales suggèrent que libuprofène pourrait inhiber de façon compétitive leffet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur lagrégation plaquettaire lorsquils sont utilisés de manière concomitante. Certaines études pharmacodynamiques révèlent que lorsque des doses uniques dibuprofène 400 mg sont prises dans les 8 heures qui précèdent ou dans les 30 minutes qui suivent ladministration dacide acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg), une diminution de leffet de lacide acétylsalicylique sur la formation du thromboxane ou sur lagrégation plaquettaire se produit. Bien quil y ait des incertitudes quant à lextrapolation de ces données à la situation clinique, la possibilité que lutilisation régulière prolongée de libuprofène puisse réduire leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose ne peut être exclue. La survenue dun effet cliniquement pertinent est jugée peu probable en cas dutilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 4.5).
Libuprofène inhibe la synthèse des prostaglandines dans lutérus, réduisant ainsi la pression intra-utérine au repos et active, les contractions utérines périodiques et la quantité de prostaglandines libérées dans la circulation. Ces modifications sont supposées expliquer latténuation des douleurs menstruelles. Libuprofène inhibe la synthèse rénale des prostaglandines, ce qui peut entraîner une insuffisance rénale, une rétention hydrique et une insuffisance cardiaque chez les patients à risque (voir rubrique 4.3).
Les prostaglandines sont liées à lovulation et lutilisation de médicaments qui inhibent la synthèse des prostaglandines pourrait donc affecter la fertilité des femmes (voir rubriques 4.4, 4.6 et 5.3).
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Libuprofène est rapidement absorbé dans le tractus gastro-intestinal, les concentrations sériques maximales étant atteintes 1 à 2 heures après ladministration.
Distribution
Libuprofène est rapidement distribué dans lensemble de lorganisme. La liaison aux protéines plasmatiques est denviron 99 %.
Biotransformation
Libuprofène est métabolisé dans le foie (hydroxylation, carboxylation).
Elimination
La demi-vie délimination est denviron 2,5 heures chez les individus sains. Les métabolites pharmacologiquement inactifs sont principalement éliminés (90 %) par les reins mais également dans la bile.
Populations particulières
Sujets âgés
A condition quil ny ait pas dinsuffisance rénale, seules de faibles différences cliniquement non significatives existent dans le profil pharmacocinétique et lexcrétion urinaire entre les personnes jeunes et âgées.
Insuffisance rénale
Chez les patients présentant une insuffisance rénale légère, une augmentation de libuprofène (S) non lié, des valeurs de lASC pour libuprofène (S) et des rapports des ASC des énantiomères (S/R) ont été rapportés par rapport à des témoins sains.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale terminale traités par dialyse, la fraction libre moyenne dibuprofène était denviron 3 % contre environ 1 % chez les volontaires sains. Une altération sévère de la fonction rénale peut entraîner une accumulation des métabolites de libuprofène.
La signification de cet effet nest pas connue. Les métabolites peuvent être éliminés par hémodialyse (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4).
Insuffisance hépatique
La maladie hépatique alcoolique avec une insuffisance hépatique légère à modérée na pas sensiblement altéré les paramètres pharmacocinétiques.
Chez les patients cirrhotiques présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child Pugh de 6 à 10) traités par ibuprofène racémique, un allongement moyen dun facteur 2 de la demi-vie a été observé et le rapport des ASC des énantiomères (S/R) était significativement plus faible que chez les témoins sains, suggérant une altération de linversion métabolique de libuprofène(R) en énantiomère (S) actif (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4).
5.3. Données de sécurité préclinique
Libuprofène étant un produit bien établi et largement utilisé, sa sécurité préclinique est bien documentée.
La toxicité sub-chronique et chronique de libuprofène lors des expérimentations chez lanimal a principalement été observée sous forme de lésions et dulcères du tractus gastrique.
Les tests in vitro et in vivo nont révélé aucun potentiel mutagène cliniquement significatif de libuprofène. Par ailleurs, aucun effet carcinogène na été observé chez le rat et la souris.
Libuprofène a entraîné une inhibition de lovulation chez les lapines et une altération de limplantation chez plusieurs espèces animales (lapin, rat et souris). Les études de reproduction menées chez des rates et des lapines ont révélé que libuprofène traversait le placenta. Après ladministration de doses materno-toxiques, une incidence accrue de malformations a été observée (au niveau du septum interventriculaire).
Libuprofène peut présenter un risque pour lenvironnement aquatique (voir rubrique 6.6).
Poudre granulaire :
Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, hypromellose, acide stéarique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.
Pelliculage :
Hypromellose, macrogol, talc, dioxyde de titane (E171).
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Les comprimés pelliculés sont conditionnés sous plaquettes (PVC/Aluminium) en boîtes de 10, 12, 15 et 20.
Les comprimés pelliculés sont conditionnés sous plaquettes (PVC/Glassine) en boîtes de 10, 20 et 50.
Le conditionnement secondaire est une boîte pliante en papier.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Libuprofène peut présenter un risque pour lenvironnement (voir rubrique 5.3).
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
35 RUE DU VAL DE MARNE
75013 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 302 487 0 6 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 302 487 1 3 : 15 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).
· 34009 302 487 2 0 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Glassine).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
{JJ mois AAAA}
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.