RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 11/08/2025
IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Chaque comprimé pelliculé contient 400 mg dibuprofène et 100 mg de caféine.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Comprimé pelliculé blanc, de forme oblongue, dune taille de 17,8 mm x 8,6 mm.
4.1. Indications thérapeutiques
4.2. Posologie et mode d'administration
Pour les douleurs aiguës dintensité modérée, une administration unique dun comprimé pelliculé dIPRAFEINE (400 mg dibuprofène et 100 mg de caféine) est recommandée. Ladministration peut être répétée au bout de 6 à 8 heures, sans dépasser une dose quotidienne maximale de 1200 mg dibuprofène et 300 mg de caféine (3 comprimés par jour). La durée du traitement ne doit pas dépasser 3 jours.
IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé nest pas recommandé pour les douleurs dintensité légère ou lorsque la durée du traitement dépasse 3 jours. Il conviendra dans ces circonstances denvisager un traitement en monothérapie à la dose minimale efficace, par exemple, par libuprofène 200 mg.
Uniquement destiné à un usage de courte durée.
La survenue deffets indésirables peut être minimisée par lutilisation de la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).
Populations spéciales
Patients âgés
Aucune étude clinique na été réalisée chez les patients âgés, aucune recommandation posologique particulière ne peut donc être faite. Comme les patients âgés présentent un risque accru deffets indésirables liés aux AINS et/ou à la caféine (voir rubrique 4.4), une surveillance particulièrement étroite est recommandée chez les patients âgés.
Insuffisance rénale
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée, cependant la prudence est de rigueur (voir rubrique 4.4) (pour les patients atteints dinsuffisance rénale sévère, voir rubrique 4.3).
Insuffisance hépatique
Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée, cependant la prudence est de rigueur (voir rubrique 4.4) (pour les patients atteints dinsuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3).
Population pédiatrique
La sécurité et lefficacité dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.
Mode dadministration
IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé est à administrer par voie orale.
Les comprimés pelliculés doivent être avalés en entier avec un verre deau.
Il est recommandé aux patients sensibles de lestomac de prendre IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé au cours dun repas.
· Hypersensibilité aux substances actives ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
· Antécédents de réactions dhypersensibilité (par exemple, bronchospasme, asthme, rhinite, dème de Quincke ou urticaire) associées à la prise dacide acétylsalicylique ou dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
· Troubles de lhématopoïèse.
· Antécédents dulcère peptique/dhémorragie récurrent(e) (deux épisodes distincts ou plus dulcération ou dhémorragie avérée) ou ulcère peptique/dhémorragie évolutif(ve).
· Antécédents dhémorragie ou de perforation gastro-intestinale liés à un traitement antérieur par AINS.
· Hémorragie cérébrovasculaire ou autre hémorragie active.
· Insuffisance cardiaque sévère (classe NYHA IV).
· Insuffisance hépatique sévère, insuffisance rénale sévère.
· Troisième trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.6).
· Déshydratation sévère (provoquée par des vomissements, une diarrhée ou un apport liquidien insuffisant).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
La prudence est requise chez les patients présentant certaines affections qui sont susceptibles de saggraver :
· lupus érythémateux disséminé et connectivite mixte risque accru de méningite aseptique (voir rubrique 4.8) ;
· trouble héréditaire du métabolisme de la porphyrine (par exemple, porphyrie intermittente aiguë) ;
· troubles gastro-intestinaux et maladies inflammatoires chroniques de lintestin (par exemple, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) (voir rubrique 4.8) ;
· hypertension et/ou insuffisance cardiaque étant donné que la fonction rénale peut se détériorer (voir rubrique 4.8) ;
· insuffisance rénale (voir rubrique 4.8) ;
· dysfonctionnement hépatique (voir rubrique 4.8) ;
· immédiatement après une intervention chirurgicale importante ;
· chez les patients présentant une prédisposition allergique à dautres substances, car ces patients pourraient également présenter un risque accru de réactions dhypersensibilité à libuprofène ;
· chez les patients souffrant de rhume des foins, de polype nasal ou de troubles respiratoires chroniques obstructifs, car ces patients présentent un risque accru de réactions allergiques. Celles-ci peuvent se manifester sous forme de crises dasthme (appelées asthme analgésique), ddème de Quincke ou durticaire.
Effets gastro-intestinaux (GI)
Lutilisation concomitante dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé avec dautres AINS, y compris des inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2, augmente le risque deffets indésirables (voir rubrique 4.5) et doit être évitée.
Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales, parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à n'importe quel moment du traitement, sans qu'il y ait eu nécessairement de signes d'alerte ou d'antécédents d'événements GI.
En cas dhémorragie ou dulcération GI survenant chez un patient recevant de libuprofène, il est recommandé darrêter le traitement.
Le risque dhémorragie, dulcération ou de perforation GI augmente avec la dose dAINS utilisée chez les patients présentant des antécédents dulcère, en particulier en cas de complication à type dhémorragie ou de perforation, ainsi que chez les patients âgés. Ces patients doivent commencer le traitement à la posologie la plus faible possible. Une association à un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple, misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement concomitant par lacide acétylsalicylique à faible dose ou traités par dautres médicaments susceptibles daugmenter le risque GI (voir rubrique 4.5).
Le patient doit être averti quil doit arrêter la prise de ce médicament et consulter immédiatement un médecin en cas de douleur sévère localisée dans la partie supérieure de labdomen, de melaena ou dhématémèse. Les patients présentant des antécédents de toxicité GI, surtout sil sagit de patients âgés, doivent signaler tout symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements GI), notamment en début de traitement.
Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements concomitants susceptibles daugmenter le risque dulcération ou dhémorragie, comme les corticoïdes oraux, les anticoagulants tels que la warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou les antiagrégants plaquettaires comme lacide acétylsalicylique (voir rubrique 4.5).
Les AINS doivent être administrés avec prudence chez les patients présentant des antécédents de maladies GI (par exemple, rectocolite hémorragique, maladie de Crohn) en raison dun risque daggravation de la pathologie (voir rubrique 4.8).
Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR)
Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), telles que la dermatite exfoliative, lérythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson (SJS),la nécrolyse épidermique toxique (TEN), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome d'hypersensibilité) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), qui peuvent engager le pronostic vital ou être fatales ont été rapportées en association avec lutilisation dibuprofène (voir rubrique 4.8). La plupart de ces réactions sont survenues au cours du premier mois de traitement.
En cas d'apparition de signes et de symptômes évocateurs de ces réactions, la prise d'ibuprofène doit être immédiatement interrompue et un autre traitement doit être envisagé (le cas échéant).
Dans des cas exceptionnels, la varicelle peut être associée à la survenue de graves complications infectieuses cutanées et des tissus mous. Il est recommandé déviter lutilisation dibuprofène en cas de varicelle.
Éruption fixe dorigine médicamenteuse et éruption médicamenteuse bulleuse fixe généralisée
Des cas déruption fixe dorigine médicamenteuse y compris déruption médicamenteuse bulleuse fixe généralisée ont été rapportés avec libuprofène. Libuprofène ne doit pas être réintroduit chez les patients ayant des antécédents déruption fixe dorigine médicamenteuse ou déruption médicamenteuse bulleuse fixe généralisée liés à cette molécule.
Dissimulation des symptômes dune infection sous-jacente
IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé peut masquer les symptômes dune infection, ce qui peut retarder la mise en place dun traitement adéquat et ainsi aggraver lévolution de linfection. Cest ce qui a été observé dans le cas de la pneumonie communautaire dorigine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. Lorsque IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé est administré pour soulager la douleur liée à linfection, il est conseillé de surveiller linfection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou sils saggravent.
Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires
La prudence est de mise avant de commencer un traitement chez les patients ayant des antécédents dhypertension et/ou dinsuffisance cardiaque car des cas de rétention hydrique, dhypertension et ddème ont été rapportés en association avec un traitement par AINS.
Les études cliniques suggèrent que lutilisation de libuprofène, en particulier à forte dose (2400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Globalement, les études épidémiologiques ne suggèrent pas que de faibles doses dibuprofène (par exemple, £ 1200 mg/jour) soient associées à un risque accru dévénements thrombotiques artériels.
Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive (classe NYHA II-III), une cardiopathie ischémique établie, une maladie artérielle périphérique et/ou une maladie cérébrovasculaire doivent être traités par libuprofène uniquement après une évaluation soigneuse et les doses fortes (2400 mg/jour) doivent être évitées.
Il conviendra également dêtre prudent avant de commencer un traitement de plus longue durée chez les patients avec des facteurs de risque dévénements cardiovasculaires (par exemple, hypertension, hyperlipidémie, diabète, tabagisme), en particulier si de fortes doses dibuprofène (2400 mg/jour) sont nécessaires.
Des cas de syndrome de Kounis ont été rapportés chez des patients traités par IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé. Le syndrome de Kounis a été défini comme des symptômes cardiovasculaires secondaires à une réaction allergique ou hypersensible associée à une constriction des artères coronaires et pouvant conduire à un infarctus du myocarde.
Hypersensibilité
Des réactions dhypersensibilité aiguës dintensité sévère (par exemple, choc anaphylactique) sont observées dans de très rares cas. Dès les premiers signes de réaction dhypersensibilité (par exemple, dème facial, dème de Quincke, dyspnée, tachycardie, baisse de la pression artérielle, choc anaphylactique) après la prise dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé le traitement doit être arrêté. Le patient doit être informé quil doit consulter immédiatement un médecin.
Effets sur le bilan hépatique, le bilan rénal et la formule sanguine
Libuprofène peut inhiber temporairement la fonction plaquettaire (agrégation des thrombocytes). Les patients présentant des troubles de la coagulation doivent donc être suivis avec attention.
En cas de traitement prolongé par libuprofène, le bilan hépatique et rénal ainsi que la formule sanguine du patient doivent être régulièrement contrôlés. Les premiers signes de troubles hématopoïétiques peuvent être les suivants : fièvre, mal de gorge, plaies superficielles à lintérieur de la bouche, symptômes pseudo-grippaux, lassitude intense, saignements de nez et saignement cutané.
De manière générale, la prise régulière dantalgiques, en particulier en association avec plusieurs substances actives antalgiques, peut provoquer des lésions rénales permanentes accompagnées dun risque dinsuffisance rénale (néphropathie des analgésiques). Ce risque peut être augmenté pendant leffort physique associé à une perte de sel et à une déshydratation. Cela doit, par conséquent, être évité.
Utilisation prolongée dantalgiques
Lutilisation prolongée de tout type dantalgique pour des céphalées peut aggraver celles-ci. En cas dapparition ou de suspicion dune telle situation, le traitement doit être interrompu. Le diagnostic de céphalées induites par un abus médicamenteux doit être suspecté chez les patients qui ont des céphalées fréquentes ou quotidiennes malgré (ou à cause de) lutilisation régulière de médicaments contre les céphalées.
Consommation concomitante dalcool
En cas de consommation concomitante dalcool, les effets indésirables liés à la substance active, notamment ceux qui concernent le tractus gastro-intestinal ou le système nerveux central, peuvent être accrus lors de lutilisation dAINS.
Effets ophtalmologiques
Les patients qui signalent des affections oculaires pendant le traitement par ibuprofène doivent interrompre le traitement et des examens ophtalmologiques doivent être effectués.
Caféine
La consommation excessive de caféine (par exemple, café, thé, aliments, autres médicaments et boissons) doit être évitée pendant la prise de ce médicament (voir rubrique 4.9).
Une prudence particulière est requise lors de lutilisation de caféine chez des patients présentant une hyperthyroïdie (risque deffets indésirables de la caféine) ou des arythmies.
Populations particulières
Les patients âgés présentent un risque accru de développer des effets indésirables liés aux AINS, notamment des hémorragies et perforations GI, qui peuvent être fatals.
En début de traitement, une surveillance attentive de la diurèse et de la fonction rénale est nécessaire chez les patients atteints dinsuffisance cardiaque, les patients qui présentent une altération chronique de la fonction rénale ou hépatique, les patients qui prennent des diurétiques, les patients qui sont hypovolémiques à la suite dune intervention chirurgicale importante et, en particulier, les patients âgés.
Excipient à effet notoire
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
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Effets possibles : |
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Autres AINS, y compris les salicylés : |
Ladministration concomitante de plusieurs AINS peut augmenter le risque dulcères et de saignements gastro-intestinaux en raison dun effet synergique. Lutilisation concomitante dibuprofène avec dautres AINS doit donc être évitée (voir rubrique 4.4). |
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Digoxine : |
Lutilisation concomitante dibuprofène avec des médicaments contenant de la digoxine peut augmenter les concentrations sériques de ces médicaments. Le contrôle des concentrations sériques de digoxine nest pas nécessaire en cas dutilisation conforme aux recommandations (maximum sur 3 jours). |
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Corticoïdes : |
Les corticoïdes peuvent augmenter le risque deffets indésirables, notamment sur le tractus gastro-intestinal (par exemple, ulcération ou hémorragie gastro-intestinale) (voir rubrique 4.4). |
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Antiagrégants plaquettaires : |
Risque accru dhémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4). |
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Acide acétylsalicylique : |
Ladministration concomitante dibuprofène et dacide acétylsalicylique est généralement déconseillée car cette association peut augmenter le risque deffets indésirables. Les données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber de manière compétitive leffet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur lagrégation plaquettaire lorsque ces produits sont administrés de façon concomitante. Malgré les incertitudes relatives à lextrapolation de ces données à la situation clinique, la possibilité que lutilisation régulière prolongée dibuprofène puisse réduire leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose ne peut être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent nest considéré comme susceptible de se produire en cas dutilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 5.1). |
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Anticoagulants : |
Les AINS peuvent augmenter leffet des anticoagulants (voir rubrique 4.4). |
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Phénytoïne : |
Lutilisation concomitante dibuprofène avec des médicaments contenant de la phénytoïne peut augmenter les concentrations sériques de ces médicaments. Le contrôle des concentrations sériques de phénytoïne nest pas nécessaire en cas dutilisation conforme aux recommandations (maximum sur 3 jours). |
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Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : |
Risque accru dhémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4). |
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Lithium : |
Lutilisation concomitante dibuprofène avec des médicaments contenant du lithium peut augmenter les concentrations sériques de ces médicaments. Le contrôle des concentrations sériques de lithium nest pas nécessaire en cas dutilisation conforme aux recommandations (maximum sur 3 jours). |
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Probénécide et sulfinpyrazone : |
Les médicaments contenant du probénécide ou de la sulfinpyrazone peuvent retarder lélimination de libuprofène. |
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Diurétiques, IEC, bêtabloquants et antagonistes des récepteurs de langiotensine II : |
Les AINS peuvent diminuer leffet des diurétiques et autres antihypertenseurs. Chez certains patients présentant une altération de la fonction rénale (par exemple, les patients déshydratés ou les patients âgés présentant une altération de la fonction rénale), ladministration concomitante dun IEC, de bêtabloquants ou dantagonistes des récepteurs de langiotensine II et de médicaments inhibiteurs de la cyclooxygénase peut conduire à une détérioration supplémentaire de la fonction rénale, y compris une insuffisance rénale aiguë, qui est habituellement réversible. Par conséquent, lassociation doit être administrée avec prudence, notamment chez les patients âgés. Les patients doivent être suffisamment hydratés et il faut envisager de surveiller la fonction rénale dès le début dun traitement concomitant, ainsi que régulièrement par la suite. |
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Diurétiques épargneurs de potassium : |
Ladministration concomitante dibuprofène et de diurétiques épargneurs de potassium peut entraîner une hyperkaliémie. Le contrôle des concentrations sériques de potassium est recommandé. |
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Méthotrexate : |
Ladministration dibuprofène dans les 24 heures qui précèdent ou qui suivent ladministration de méthotrexate peut entraîner une élévation des concentrations de méthotrexate et une augmentation de sa toxicité. |
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Ciclosporine : |
Le risque deffet nocif pour les reins lié à la ciclosporine est accru par ladministration concomitante de certains anti-inflammatoires non stéroïdiens. Cet effet ne peut également pas être exclu pour une association de ciclosporine et dibuprofène. |
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Tacrolimus : |
Le risque de néphrotoxicité est accru en cas dadministration concomitante des deux médicaments. |
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Zidovudine : |
Il existe des preuves dun risque accru dhémarthroses et dhématomes chez les hémophiles VIH positifs recevant un traitement concomitant par la zidovudine et libuprofène. |
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Sulfamides hypoglycémiants : |
Des études cliniques ont montré lexistence dinteractions entre les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les antidiabétiques (sulfamides hypoglycémiants). Bien quaucune interaction nait à ce jour été décrite entre libuprofène et les sulfamides hypoglycémiants, le contrôle des taux de glycémie est recommandé à titre de précaution en cas de prise concomitante. |
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Antibiotiques quinolones : |
Les données animales indiquent que les AINS peuvent augmenter le risque de convulsions lorsquils sont associés à la prise dantibiotiques quinolones. Les patients prenant des AINS et des quinolones peuvent présenter un risque accru de développer des convulsions. |
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Inhibiteurs du CYP2C9 : |
L'administration concomitante d'ibuprofène et d'inhibiteurs du CYP2C9 peut augmenter l'exposition à l'ibuprofène (substrat du CYP2C9). Dans une étude avec du voriconazole et du fluconazole (inhibiteurs du CYP2C9), une augmentation de lexposition au S (+) - ibuprofène d'environ 80 à 100% a été mise en évidence. Une réduction de la dose d'ibuprofène doit être envisagée lors dune administration concomitante dinhibiteurs du CYP2C9, en particulier lors dune administration concomitante de fortes doses dibuprofène (2400 mg / jour) avec du voriconazole ou du fluconazole. |
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Mifépristone : |
Les AINS ne doivent pas être pris pendant 8 à 12 jours après ladministration de mifépristone car les AINS peuvent réduire leffet de la mifépristone. |
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Ginkgo biloba |
Il peut augmenter le risque de saignement. |
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Utilisation concomitante de caféine avec : |
Effets possibles : |
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Barbituriques, antihistaminiques et autres médicaments avec un effet sédatif : |
La caféine peut antagoniser leffet sédatif. |
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Barbituriques et tabagisme : |
Ils peuvent augmenter le métabolisme de la caféine dans le foie. |
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Sympathomimétiques, thyroxine et autres médicaments avec un effet tachycardisant : |
Ladministration concomitante peut augmenter leffet tachycardisant. |
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Contraceptifs oraux, cimétidine, fluvoxamine et disulfirame : |
Ladministration concomitante réduit le métabolisme de la caféine dans le foie. |
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Théophylline : |
La caféine réduit lexcrétion de la théophylline. |
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Antibiotiques quinolones : |
Ladministration concomitante peut retarder lélimination de la caféine. |
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Linhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir des effets nocifs sur la grossesse et/ou le développement embryonnaire/ftal. Les données des études épidémiologiques font craindre une augmentation du risque de fausse-couche, de malformations cardiaques et de gastroschisis après lutilisation dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiaque a augmenté de moins de 1 % à environ 1,5 %. Il semblerait que le risque augmente avec la posologie et la durée du traitement.
Chez lanimal, il a été montré que ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une augmentation de la perte pré- et post-implantatoire et de la létalité embryo-ftale. De plus, une augmentation de lincidence de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été observée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la période dorganogénèse.
A partir de la 20ème semaine de grossesse, l'utilisation dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé peut provoquer un oligohydramnios résultant d'un dysfonctionnement rénal ftal. Cela peut se produire peu de temps après le début du traitement et est généralement réversible à l'arrêt du traitement. En outre, des cas de constriction du canal artériel ont été signalés après le traitement au cours du deuxième trimestre, la plupart d'entre eux s'étant résorbés après l'arrêt du traitement. Par conséquent, sauf nécessité absolue, libuprofène ne doit pas être prescrit au cours du premier et du deuxième trimestre de la grossesse.
En cas de prise dibuprofène par une femme souhaitant être enceinte, ou pendant le premier ou le deuxième trimestre de la grossesse, la dose devra être la plus faible possible et la durée de traitement la plus courte possible. La surveillance prénatale de l'oligohydramnios et de la constriction du canal artériel doit être envisagée après une exposition à libuprofène pendant plusieurs jours à partir de la 20ème semaine de gestation. IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé devra être interrompu en cas d'oligohydramnios ou de constriction du canal artériel.
Au cours du dernier trimestre de la grossesse, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer :
· le ftus à :
o une toxicité cardio-pulmonaire (constriction/fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire) ;
o un dysfonctionnement rénal (voir ci-dessus), susceptible dévoluer vers une insuffisance rénale accompagnée dun oligohydramnios.
· la mère et le nouveau-né, à la fin de la grossesse, à :
o un allongement possible du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire susceptible de survenir même à des doses très faibles ;
o une inhibition des contractions utérines provoquant un retard de terme ou un allongement de la durée du travail.
Il existe des preuves que la prise prolongée de quantités importantes de caféine peut provoquer un avortement spontané ou un accouchement prématuré chez la femme enceinte. Les études non cliniques ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction à des doses très élevées.
Libuprofène et ses métabolites peuvent passer, à de faibles concentrations, dans le lait maternel. Aucun effet nocif nest connu à ce jour chez le nourrisson. Il ne devrait donc pas être nécessaire dinterrompre lallaitement en cas de traitement de courte durée à la dose recommandée (voir rubrique 4.2).
La caféine passe dans le lait maternel et elle pourrait influencer létat et le comportement du nourrisson. Une irritabilité et des troubles du sommeil ont été rapportés chez des nourrissons. IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé ne doit être utilisé par les mères qui allaitent quen cas de nécessité absolue.
Fertilité
Il existe certaines données montrant que les médicaments qui inhibent la synthèse des cyclooxygénases/prostaglandines peuvent entraîner une altération de la fertilité féminine par un effet sur lovulation. Cet effet est réversible à larrêt du traitement.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La liste des effets indésirables suivants comprend tous les effets indésirables susceptibles de se produire sous traitement par libuprofène, ainsi que ceux rapportés dans le cadre dun traitement de longue durée et à forte dose chez les patients souffrant de rhumatismes.
La survenue effets indésirables suivants est essentiellement dépendante de la dose et est sujette à une variabilité inter-individuelle.
Concernant les médicaments contenant de libuprofène, les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de type gastro-intestinaux. Un ulcère peptique, une perforation ou une hémorragie GI, parfois fatal(e), peut se produire, en particulier chez les patients âgés (voir rubrique 4.4). Suite à la prise de ces médicaments, des nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipations, dyspepsies, douleurs abdominales, mélénas, hématémèses, stomatites ulcératives et exacerbations de colite et de maladies de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportés. Des cas moins fréquents de gastrites ont été observés. Plus particulièrement, le risque dhémorragie gastro-intestinale dépend de la posologie et de la durée dutilisation.
Des cas ddème, dhypertension et dinsuffisance cardiaque ont été rapportés en association avec un traitement par AINS.
Les études cliniques suggèrent que lutilisation de libuprofène, en particulier à forte dose (2400 mg/jour), peut être associée à une légère augmentation du risque dévénements thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (voir rubrique 4.4).
Dans une étude clinique évaluant leffet dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé sur les douleurs consécutives à lextraction de plusieurs molaires, la fréquence dostéite alvéolaire a été de 2,8 % et la fréquence de stomatite aphteuse de 1,4 %.
Les patients doivent être informés quils doivent immédiatement arrêter de prendre IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé et consulter un médecin sils présentent un effet indésirable grave.
Les fréquences sont définies en utilisant la convention suivante :
Très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/1 000), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes dorganes |
Fréquences |
Effet indésirable |
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Infections et infestations |
Très rare |
Exacerbation dinflammations associées à une infection (par exemple, développement dune fasciite nécrosante)2 Symptômes de méningite aseptique (raideur de la nuque, céphalées, nausées, vomissements, fièvre ou désorientation), en particulier chez les patients présentant des maladies auto-immunes préexistantes (LED, connectivite mixte)2 |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Très rare |
Troubles de lhématopoïèse (anémie, leucopénie, thrombopénie, pancytopénie, agranulocytose)2 |
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Affections du système immunitaire |
Peu fréquent |
Réactions dhypersensibilité accompagnées déruptions cutanées et de démangeaisons, ainsi que de crises dasthme (avec baisse de la pression artérielle)2 |
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Très rare |
Réactions dhypersensibilité généralisée sévères, pouvant se manifester par les signes suivants : dème facial, dème de Quincke, dyspnée, tachycardie, baisse de la pression artérielle, choc anaphylactique2 |
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Affections psychiatriques |
Peu fréquent |
Réactions psychotiques1, 2 |
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Très rare |
Dépression2 |
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Affections du système nerveux |
Fréquent |
Étourdissements1, 2, insomnie1, 2, 3, céphalées4 |
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Peu fréquent |
Troubles du système nerveux central, tels que agitation2, irritabilité2 ou fatigue2 |
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Fréquence indéterminée |
Tremblement3 |
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Affections oculaires |
Peu fréquent |
Troubles visuels2 En cas de troubles visuels, ladministration doit être interrompue et des examens ophtalmologiques doivent être effectués. |
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Affections de loreille et du labyrinthe |
Rare |
Acouphènes2, perte daudition 2 |
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Affections cardiaques |
Peu fréquent |
Palpitations1, 2 |
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Très rare |
Insuffisance cardiaque2, infarctus du myocarde2 |
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Fréquence indéterminée |
Tachycardie3 Syndrome de Kounis |
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Affections vasculaires |
Très rare |
Hypertension artérielle2, vascularite |
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Affections gastro-intestinales |
Fréquent |
Symptômes gastro-intestinaux 2, 3 tels que pyrosis2, douleurs abdominales2, nausées1, 2, vomissements2, flatulences2, diarrhée2, constipation2, légères pertes de sang gastro-intestinales pouvant entraîner une anémie dans de rares cas2 |
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Peu fréquent |
Ulcères gastro-intestinaux potentiellement accompagnés dune hémorragie et/ou dune perforation ; melaena, hématémèse, stomatite ulcéreuse, aggravation dune colite et de la maladie de Crohn, gastrite (voir rubrique 4.4)2 |
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Très rare |
sophagite2, pancréatite2, formation dune sténose intestinale à type de « diaphragme »2 |
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Affections hépatobiliaires |
Très rare |
Dysfonctionnement hépatique, atteinte hépatique, en particulier dans le cadre dun traitement de longue durée, insuffisance hépatique, hépatite aiguë2 |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Très rare |
Réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) (y compris érythème polymorphe, dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique), alopécie, infections cutanées sévères, complications des tissus mous au cours dune varicelle2. |
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Fréquence indéterminée |
Réaction dhypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS ou syndrome dhypersensibilité), Pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), Eruption fixe dorigine médicamenteuse y compris éruption médicamenteuse bulleuse fixe généralisée, Réactions de photosensibilité. |
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Affections du rein et des voies urinaires |
Rare |
Lésions du tissu rénal (nécrose papillaire), élévation des concentrations dacide urique dans le sang, élévation des concentrations durée dans le sang.2 |
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Très rare |
dèmes (en particulier chez les patients atteints dhypertension artérielle ou dinsuffisance rénale), syndrome néphrotique, néphrite interstitielle, insuffisance rénale aiguë2 |
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1 Effets indésirables identifiés avec le traitement associant libuprofène et la caféine 2 Effets indésirables identifiés de libuprofène sur la base du RCP de libuprofène pour lUnion Européenne. 3 Effets indésirables identifiés de la caféine, sur la base de lexpérience des autres associations thérapeutiques contenant de la caféine 4 Sur la base dune étude clinique conduite chez 282 patients |
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Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Ibuprofène
Les symptômes de surdosage peuvent comprendre des nausées, vomissements, des douleurs abdominales, et plus rarement des diarrhées. Un nystagmus, une vision trouble, des acouphènes, des maux de têtes et des saignements gastro-intestinaux peuvent aussi survenir. Dans les intoxications plus graves, on observe une atteinte du système nerveux central, se manifestant par des vertiges, un endormissement, parfois une agitation, une perte de conscience ou un coma. Il arrive parfois que les patients présentent des convulsions. En cas dintoxications graves, une acidose métabolique peut survenir. Une hypothermie et une hyperkaliémie peuvent également survenir. Une insuffisance rénale aiguë, une atteinte du foie, une hypotension, une dépression respiratoire et une cyanose peuvent également survenir. Une exacerbation de lasthme est possible chez les personnes asthmatiques.
Il nexiste aucun antidote spécifique.
Une utilisation prolongée à des doses plus élevées que celles recommandées ou un surdosage peuvent entraîner une acidose tubulaire rénale et une hypokaliémie.
Caféine
Les symptômes dintoxication à la caféine peuvent apparaître à fortes doses (250 - 500 mg) si la dose est prise sur une courte période.
Les premiers symptômes dintoxication aiguë à la caféine sont habituellement un tremblement et une agitation. Ils sont suivis de nausées, vomissements, tachycardie et confusion. En cas dintoxication grave, un délire, des convulsions, des tachyarythmies supraventriculaires et ventriculaires, une hypokaliémie et une hyperglycémie peuvent se produire.
Prise en charge du surdosage en IPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé.
La prise en charge doit être symptomatique et de soutien et inclut une ventilation et la surveillance de la fonction cardiaque et des signes vitaux jusquà stabilisation. Si le patient se présente dans lheure qui suit lingestion dune quantité potentiellement toxique, envisager ladministration orale de charbon actif ou un lavage gastrique. Les symptômes du SNC et les convulsions peuvent être traités par benzodiazépines ; les tachyarythmies supraventriculaires peuvent être contrôlées au moyen de ß-bloquants, tels que le propranolol, administrés par voie intraveineuse
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Mécanisme daction
Ibuprofène
Libuprofène est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) qui a démontré son efficacité par inhibition de la synthèse des prostaglandines dans les modèles standard dinflammation expérimentale chez lanimal.
Caféine
La caféine est une méthylxanthine qui exerce des effets antinociceptifs principalement par antagonisme des récepteurs à ladénosine et inhibition de la synthèse des PG.
Effets pharmacodynamiques
Ibuprofène
Chez lhomme, libuprofène réduit les douleurs inflammatoires, les dèmes et la fièvre. En outre, libuprofène inhibe de manière réversible lagrégation plaquettaire induite par lADP et le collagène.
Des données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber de manière compétitive leffet de lacide acétylsalicylique à faible dose sur lagrégation plaquettaire lorsque ces produits sont utilisés de façon concomitante. Certaines études pharmacodynamiques montrent que la prise de doses uniques dibuprofène 400 mg dans les 8 heures précédant ou dans les 30 minutes suivant ladministration dacide acétylsalicylique à libération immédiate (81 mg) entraînait une diminution de leffet de lacide acétylsalicylique sur la formation de thromboxane ou lagrégation plaquettaire. Malgré les incertitudes relatives à lextrapolation de ces données à la clinique, la possibilité que lutilisation régulière prolongée dibuprofène puisse réduire leffet cardioprotecteur de lacide acétylsalicylique à faible dose ne peut être exclue. Aucun effet cliniquement pertinent nest considéré comme probable en cas dutilisation occasionnelle dibuprofène (voir rubrique 4.5).
Caféine
La caféine est un stimulant léger et elle est utilisée comme antalgique adjuvant.
Efficacité et sécurité clinique
Le bénéfice dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé a été établi chez les patients souffrant de douleurs dentaires aiguës comme modèle de douleur somatique. Leffet peut être quantitativement différent selon le type de douleur (p. ex. aucun bénéfice na été établi pour les douleurs lombaires ou cervicales aiguës).
Une étude randomisée, contrôlée, en double aveugle, conduite chez 562 patients souffrant de douleurs aiguës dintensité modérée à sévère après extraction dentaire, a évalué lassociation dibuprofène 400 mg et de caféine 100 mg.
Les patients traités par lassociation ont montré une réduction plus importante de lintensité de la douleur (≥ 1 sur léchelle numérique EN), statistiquement significative et cliniquement pertinente par rapport à libuprofène administré seul sur lintervalle de temps compris entre 0,5 h et 2 h. Les résultats sont restés statistiquement significatifs jusquà 4 heures après ladministration, mais la différence moyenne dintensité de la douleur était alors inférieure à 1 sur lEN.
Lassociation ibuprofène plus caféine sest accompagnée dun délai de soulagement perceptible de la douleur significativement plus court (55 min plus tôt quavec libuprofène seul).
Dans cette étude, la sécurité demploi et la tolérance de lassociation ibuprofène 400 mg plus caféine 100 mg ont été démontrées sur une période de traitement de 5 jours. Lincidence des événements indésirables a été plus élevée quavec libuprofène seul.
Une autre étude randomisée, multicentrique, multinationale, contrôlée versus placebo et ibuprofène seul, en groupes parallèles, a comparé leffet de lADF (association à dose fixe) contenant 400 mg dibuprofène et 100 mg de caféine versus 400 mg dibuprofène versus placebo chez des patients présentant des douleurs lombaires ou cervicales aiguës.
Le critère dévaluation principal était la variation de la douleur à la mobilisation lors de la pire manuvre (Pain On Movement on Worst Procedure, POMWP) entre la douleur de référence et la douleur un jour après linstauration du traitement. Les deux traitements actifs ont montré des réductions similaires de la POMWP. Lobjectif secondaire était dévaluer la sécurité demploi et la tolérance de 400 mg dibuprofène/100 mg de caféine, par rapport à un comprimé dibuprofène de 400 mg et à un placebo. La proportion globale de patients présentant des effets indésirables apparus sous traitement dans cette étude était faible (placebo : 5,6 %, ibuprofène : 7,1 %, ibuprofène/caféine : 7,8 %). Létude na pas démontré que lassociation à dose fixe de 400 mg dibuprofène et de 100 mg de caféine exerce un effet analgésique supérieur à 400 mg dibuprofène ou au placebo chez les patients souffrant de douleurs dorsales ou cervicales.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Absorption
Après administration orale, libuprofène est presque entièrement absorbé par le tractus gastro-intestinal. Après ladministration de doses orales de 400 mg dibuprofène, des concentrations plasmatiques maximales (Cmax) dibuprofène de 31,0 ± 17,2 µg/ml ont été obtenues dans un temps médian (tmax) de 1,5 à 1,9 heures. Ladministration au cours dun repas peut retarder le tmax denviron 2 fois. La moyenne géométrique de laire sous la courbe de la concentration en fonction du temps jusquau dernier point mesuré (ASC0-t ± % gCV) a été calculée comme étant de 133,0 ± 22,2 µg/ml/h.
Distribution
La liaison aux protéines plasmatiques est denviron 99 %. Le volume de distribution de libuprofène après administration orale est denviron 0,1 à 0,2 l/kg. Libuprofène peut passer dans le lait maternel et sa présence diminue avec la concentration protéique et la durée de lallaitement. La dose dibuprofène pour le nourrisson a été quantifiée à ≤ 10 %, dose considérée comme sûre y compris chez le prématuré. Libuprofène devrait traverser les barrières hémato-encéphalique et hémato-cérébrospinale.
Dans le liquide synovial, des concentrations stables dibuprofène comprises entre 5 et 8 mg/l sont retrouvées entre 2 et 8 h après ladministration. La Cmax dans le liquide synovial représente environ le tiers de la Cmax plasmatique.
Biotransformation
La biotransformation dans le foie implique une conjugaison de libuprofène avec lacide glucuronique et une oxydation donnant naissance à deux métabolites inactifs principaux, le 2-hydroxy-ibuprofène et le carboxy-ibuprofène. La dégradation de libuprofène est catalysée par les enzymes CYP2C9, CYP2C8 et CYP2C19.
Élimination
Après 24 heures, 74,5 ± 9,6 % dune dose de 400 mg dibuprofène sont excrétés dans lurine, quantité dans laquelle libuprofène actif libre représente environ 8 %. La demi-vie délimination chez les sujets sains, ainsi que chez les patients souffrant de pathologies hépatiques ou rénales, est comprise entre 1,8 et 3,5 heures. La clairance apparente de libuprofène après administration orale est denviron 0,05 à 0,1 l/h/kg.
Linéarité/non-linéarité
Une pharmacocinétique linéaire de libuprofène a été rapportée dans lintervalle de doses compris entre 200 mg et 400 mg.
Populations particulières
Patients âgés
Il a été rapporté que la clairance, le volume de distribution et le temps moyen de résidence de libuprofène ne sont pas différents chez les patients âgés (65 à 85 ans) et chez les patients jeunes (22 à 35 ans).
Insuffisance rénale
La demi-vie de libuprofène chez les patients sous hémodialyse, à savoir entre 1,3 h et 1,9 h, est comprise dans lintervalle observé chez les sujets sains. Lexcrétion du médicament résultant de lhémodialyse représente une petite fraction de la dose totale ingérée, à savoir < 4 %. Libuprofène nest pas dialysable du fait de sa forte liaison aux protéines Les patients urémiques peuvent avoir besoin de plus de temps pour atteindre les concentrations thérapeutiques, mais aucune adaptation de la posologie nest nécessaire. La demi-vie délimination chez les patients âgés atteints dinsuffisance rénale est de 3,25 h.
Insuffisance hépatique
Après administration orale, le dysfonctionnement hépatique na pas deffet sur le profil pharmacocinétique de libuprofène, à savoir lASC et la t1/2. Aucune adaptation de la posologie nest nécessaire.
Caféine
Absorption
La caféine est rapidement et complètement absorbée, avec une demi-vie dabsorption denviron 10 minutes, et les concentrations maximales sont atteintes en 30 à 40 minutes environ.
Distribution
La caféine diffuse dans la majorité des tissus, elle traverse la barrière hémato-encéphalique, la barrière placentaire et elle passe dans le lait maternel. La liaison aux protéines est relativement faible (30 à 40 %).
Biotransformation
La caféine est métabolisée presque entièrement dans le foie en ses principaux métabolites diméthylxanthines, la paraxanthine, la théobromine et la théophylline. La principale enzyme impliquée dans la biotransformation de la caféine est le CYP1A2, qui est responsable denviron plus de 95 % de la clairance de la caféine.
Élimination
La demi-vie délimination est relativement variable (2 à 12 heures).
La caféine et ses métabolites (xanthine et dérivés de lacide urique) sont principalement excrétés par voie rénale (86 % de la dose en 48 heures). Seuls 0,5 % à 2 % de la caféine ingérée sont excrétés sous forme inchangée dans lurine.
Association dibuprofène et de caféine
À jeun, lassociation dibuprofène et de caféine sest montrée bioéquivalente aux autres formulations contenant de libuprofène seul. Le profil pharmacocinétique de la caféine nest pas modifié par la présence dibuprofène et vice versa.
À jeun (après une nuit de jeûne ≥10 h), la Cmax est plus faible (de 41,9 %) et le Tmax plus long (1,88 h versus 0,50 h) pour libuprofène dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé par rapport au lysinate dibuprofène. Lexposition a été équivalente entre les deux produits.
En période postprandiale, la Cmax est plus élevée (de 12,7 %) et le Tmax plus court (1,25 h versus 1,625 h) pour libuprofène dIPRAFEINE 400 mg/100 mg, comprimé pelliculé par rapport au lysinate dibuprofène en comprimé du médicament de référence. Lexposition a été équivalente entre les deux produits.
5.3. Données de sécurité préclinique
La toxicité subchronique et chronique de libuprofène lors des expérimentations animales a été observée principalement sous forme de lésions et dulcérations du tractus gastro-intestinal. Les études in vitro et in vivo nont fourni aucune preuve cliniquement pertinente dun potentiel mutagène de libuprofène. Les études chez le rat et la souris nont pas mis en évidence deffet cancérogène de libuprofène. Libuprofène na pas entraîné daltération de la fertilité chez le rat et les études chez le lapin nont pas mis en évidence deffet tératogène. Chez le rat, libuprofène a entraîné une toxicité maternelle et embryo-ftale ainsi quune augmentation de lincidence des malformations squelettiques aux doses orales fortes (600 mg/kg/jour). Lincidence des malformations externes a augmenté à des doses de 255 mg/kg/jour et plus. Des études expérimentales ont démontré que libuprofène traverse la barrière placentaire.
Caféine
La caféine nest pas mutagène, mais elle est clastogène et/ou aneugène dans plusieurs tests de génotoxicité in vitro pertinents, avec des preuves limitées in vivo. Les preuves dun potentiel cancérogène sont insuffisantes dans les modèles animaux et chez lhomme. Il a été rapporté que la caféine, à des doses maternotoxiques, entraîne une inhibition du développement du squelette ainsi que des malformations dans des modèles animaux, provoqués par les troubles hémodynamiques maternels. Il nexiste toutefois aucune preuve dun effet tératogène de la caféine chez lhomme. A doses orales très fortes, la caféine a affecté la mortalité et lindice de fertilité post-implantation chez le rat et la souris. La pertinence clinique de ces effets sur les paramètres de la fertilité nest pas connue.
Association ibuprofène/caféine
Dans une étude de toxicité à doses orales répétées sur 7 jours chez des rats mâles, des doses uniques quotidiennes dassociations dibuprofène/caféine (120 mg/30 mg et 180 mg/45 mg par kg de poids corporel) ont été comparées à chacun des constituants de lassociation, ibuprofène (120 et 180 mg/kg PC) et caféine (30 et 45 mg/kg PC), ainsi quau véhicule. Lexposition à libuprofène et à la caféine chez lanimal a clairement dépassé lexposition correspondante chez lhomme à la dose thérapeutique recommandée. Par rapport à libuprofène administré en monothérapie, rien nindique la présence de lésions toxicologiques inattendues ou une augmentation pertinente de la toxicité gastro-intestinale avec lassociation ibuprofène/caféine.
Dans une étude de pharmacologie de sécurité chez le chien, dans laquelle des doses uniques dune association ibuprofène/caféine (50 mg/12,5 mg par kg PC) ont été comparées à chacun des constituants de lassociation, ibuprofène (50 mg/kg PC) et caféine (12,5 mg/kg PC), et au véhicule et ayant inclus une évaluation télémétrique des effets cardiovasculaires, dont les effets sur la pression artérielle, la fréquence cardiaque et lélectrocardiogramme (ECG), lassociation ibuprofène/caféine na pas suscité dinquiétudes en matière de sécurité à une exposition systémique à libuprofène et à la caféine dépassant clairement lexposition correspondante chez lhomme à la dose thérapeutique recommandée. Il ny a eu aucune preuve dune interaction pharmacodynamique pertinente entre la caféine et libuprofène.
La substance active ibuprofène pourrait montrer un risque pour lenvironnement aquatique, en particulier pour les poissons (voir rubrique 6.6).
Cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium
Pelliculage
Hydroxypropylmethylcellulose, Hydroxypropylcellulose, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane (E171)
3 ans
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
Plaquette blanche et opaque (PVC/PVDC et aluminium).
Boîte de 6, 10, 12 et 15 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Ce médicament peut présenter un risque pour lenvironnement (voir rubrique 5.3).
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
157 AVENUE CHARLES DE GAULLE
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 300 749 0 9 : plaquette(s) PVC/PVDC/Aluminium de 6 comprimé(s) pelliculé(s).
· 34009 300 749 1 6 : plaquette(s) PVC/PVDC/Aluminium de 10 comprimé(s) pelliculé(s).
· 34009 300 749 2 3 : plaquette(s) PVC/PVDC/Aluminium de 12 comprimé(s) pelliculé(s).
· 34009 300 749 3 0 : plaquette(s) PVC/PVDC/Aluminium de 15 comprimé(s) pelliculé(s).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.