RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 12/05/2026
KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Acétylsalicylate de DL-Lysine................................................................................................ 135 mg
Quantité correspondant à acide acétylsalicylique..................................................................... 75 mg
Pour un sachet dose
Excipient à effet notoire : Lactose.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
Poudre pour solution buvable.
4.1. Indications thérapeutiques
Prévention des complications cardiovasculaires et cérébrovasculaires liées à lathérosclérose chez les patients à haut risque vasculaire ayant une pathologie artérielle ischémique confirmée (cf. rubrique 5.1).
Réduction de locclusion des greffons après pontage aorto-coronaire.
Prévention des accidents vasculaires cérébraux chez les patients ayant une fibrillation auriculaire pour lesquels le traitement par antivitamine K est contre-indiqué ou non indiqué, après examen du bénéfice et du risque (cf. rubrique 5.1).
4.2. Posologie et mode d'administration
Ce médicament ne sera administré que sur prescription médicale.
Réservé à ladulte. Voie orale.
Ce faible dosage nest pas adapté aux situations durgence. Il est réservé au traitement dentretien après la prise en charge des situations durgence (voir ci-dessous rubrique 4.4).
La posologie recommandée en traitement chronique est de 1 sachet par jour.
Verser le contenu du sachet dans un grand verre. Ajouter de leau. Une dissolution totale est obtenue rapidement.
4.3. Contre-indications
· Hypersensibilité à la substance active (lacide acétylsalicylique) ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ou aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (réaction croisée).
· Asthme ou antécédents d'asthme avec ou sans polypes nasaux induit par les salicylés ou les substances d'activité proche, notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens.
· Ulcère gastroduodénal en évolution, antécédent dhémorragie gastrique ou de perforation après un traitement par lacide acétylsalicylique ou un autre anti-inflammatoire non stéroïdien.
· Toute maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise.
· Grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines daménorrhée) pour des doses daspirine supérieures à 100 mg par jour (voir rubrique 4.6).
· Patients atteints dune mastocytose, chez lesquels lutilisation de lacide acétylsalicylique peut entraîner des réactions dhypersensibilité sévères (y compris les chocs circulatoires avec bouffées vasomotrices, hypotension, tachycardie et des vomissements).
· Risque hémorragique.
· Insuffisance hépatique sévère.
· Insuffisance rénale sévère (Clairance de la créatinine < 30 ml/min).
· Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.
Dosage de plus de 100 mg par jour
· Grossesse, à partir du début du 6ème mois (24 semaines daménorrhée) pour des doses daspirine supérieures à 100 mg par jour (voir rubrique 4.6)
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Dosage de plus de 100 mg par jour
Risque de mort ftale
KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose expose à un risque de mort ftale même après une seule prise en raison de sa toxicité cardio-pulmonaire (constriction du canal artériel et de la survenue dun oligoamnios voir rubrique 4.3).
Effets chez lenfant à naitre
KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose expose également le nouveau-né à un risque datteinte rénale (insuffisance rénale), de fermeture prématurée du canal artériel et dhypertension pulmonaire. (Voir rubrique 4.6).
KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose est contre-indiqué chez la femme enceinte à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée).
En cas de grossesse planifiée ou au cours des 5 premiers mois (avant 24 semaines d'aménorrhée), KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose ne doit être prescrit quen cas de nécessité absolue.
En cas dassociation avec dautres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier labsence dacide acétylsalicylique dans la composition des autres médicaments.
Chez les patients recevant un traitement concomitant avec le nicorandil et les AINS incluant lacide acétylsalicylique, il y a un risque augmenté de complications graves telles que la survenue dulcérations gastro-intestinales, de perforations et dhémorragies. Ainsi, il convient dêtre prudent si de lacide acétylsalicylique ou des AINS sont pris en même temps que le nicorandil (voir rubrique 4.5).
KARDEGIC 75 mg seul ne convient pas au traitement de la phase aiguë de linfarctus du myocarde ou de langor instable car des doses supérieures dacide acétylsalicylique peuvent être nécessaires lors de linitiation dun traitement antiagrégant plaquettaire.
La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :
· antécédents dulcère gastroduodénal, dhémorragie digestive ou de gastrite,
· insuffisance rénale légère à modérée (lacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dinsuffisance rénale sévère, voir rubrique 4.3),
· insuffisance hépatique légère à modérée (lacide acétylsalicylique étant contre indiqué en cas dinsuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3),
· asthme : la survenue de crise dasthme, chez certains sujets, peut être liée à une allergie aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à lacide acétylsalicylique. Dans ce cas, ce médicament est contre-indiqué (voir rubrique 4.3),
· métrorragies ou ménorragies (risque daugmentation de limportance et de la durée des règles).
Des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire à nimporte quel moment au cours du traitement sans quil y ait nécessairement des symptômes préalables ou dantécédents. Le risque relatif augmente avec la dose, chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, les sujets utilisant des AINS concomitants, y compris les inhibiteurs de la COX-2 (cyclooxygénase 2), les sujets ayant des antécédents dulcères gastriques notamment en cas de complications de type hémorragie ou perforation et le malade soumis à un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). En cas dhémorragie gastro-intestinale, interrompre immédiatement le traitement.
Compte-tenu de leffet antiagrégant plaquettaire de lacide acétylsalicylique, apparaissant dès les très faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire). La durée de linterruption du traitement avant lintervention doit être déterminée au cas par cas.
Le traitement concomitant par la lévothyroxine et les salicylés doit être évité. Les salicylés peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi produire une augmentation initiale temporaire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une réduction globale du taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, en cas de prise concomitante de lévothyroxine et de salicylés, les taux dhormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.5).
Chez les patients hypertendus traités par AAS, la pression artérielle doit être bien contrôlée, compte-tenu de laugmentation du risque vasculaire cérébral hémorragique chez les patients hypertendus non contrôlés.
Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées dacide acétylsalicylique ont pu provoquer des hémolyses. Ladministration dacide acétylsalicylique en cas de déficit en G6PD doit se faire sous contrôle médical strict.
Des syndromes de Reye, pathologies très rares mais présentant un risque vital, ont été observés chez des enfants avec des signes dinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dallure grippale) et recevant de lacide acétylsalicylique. KARDEGIC ne doit pas être administré aux enfants et adolescents (voir rubrique 4.2).
Lutilisation de ce médicament est déconseillée en cas dallaitement (voir rubrique 4.6).
La prise concomitante dacide acétylsalicylique à des doses antiagrégantes plaquettaires est déconseillée avec (voir rubrique 4.5) :
· lanagrélide,
· les anticoagulants oraux, chez les patients ayant des antécédents dulcère gastro-duodénal,
· le clopidogrel (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le défibrotide,
· le nicorandil,
· la ticlopidine,
· le ticagrélor (en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus),
· le probénécide,
· la lévothyroxine.
La prise dalcool peut augmenter le risque de lésions gastro-intestinales et prolonger le temps de saignement lors dune prise concomitante avec de lacide acétylsalicylique. Ainsi, les patients traités avec de lacide acétylsalicylique doivent faire preuve de prudence lors de la consommation de boissons alcoolisées jusquà 36 heures suivant la prise du traitement.
Excipients à effet notoire
Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares).
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par sachet-dose, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Plusieurs substances sont impliquées dans des interactions, du fait de leurs propriétés antiagrégantes plaquettaires : lacide acétylsalicylique, le cilostazol, la ticlopidine et le clopidogrel, le tirofiban, l'eptifibatide et l'abciximab, lepoprostenol, l'iloprost, le trometamol, le prasugrel, le ticagrelor.
Lutilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires majore le risque de saignement, de même que leur association à tout autre médicament augmentant les risques de saignement par effet additif (héparine et molécules apparentées, anticoagulants oraux et autres thrombolytiques ). Ces associations doivent être prises en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.
Associations déconseillées
· Anticoagulants oraux : Aspirine à des doses antiagrégantes et en cas dantécédent dulcère gastro-duodénal : majoration du risque hémorragique. Nécessité d'un contrôle, le cas échéant, en particulier du temps de saignement.
· Ticlopidine : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Si lassociation ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.
· Clopidogrel, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
· Ticagrélor, en dehors des indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.
· Probénécide : diminution de l'effet uricosurique par compétition de l'élimination de l'acide urique au niveau des tubules rénaux,
· Anagrélide : majoration des événements hémorragiques.
· Défibrotide : risque hémorragique accru.
· Nicorandil : Majoration du risque de complications gastrointestinales sévères (ulcération, perforation, hémorragie).
· Acétazolamide : Augmentation du risque de toxicité de lacide acétylsalicylique (vomissements, tachycardie, hyperpnée, confusion mentale) ou de lacétazolamide (fatigue, léthargie, somnolence, confusion, acidose métabolique hyperchlorémique).
· Lévothyroxine : les salicylés, en particulier à des doses supérieures à 2 g/jour, peuvent inhiber la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines porteuses et ainsi entraîner une augmentation initiale transitoire des hormones thyroïdiennes libres, suivie d'une diminution globale des taux d'hormones thyroïdiennes totales. Par conséquent, les taux d'hormones thyroïdiennes doivent être surveillés (voir rubrique 4.4).
· Pémétrexed : en cas de fonction rénale faible à modérée (entre 45 ml/min et 80ml/min), risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par l'acide acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires). Surveillance clinique étroite de la toxicité du pémétrexed.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Méthotrexate (aux doses > 20 mg/semaine) : Aspirine à des doses antiagrégantes : majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale par lacide acétylsalicylique). Contrôle hebdomadaire de lhémogramme durant les premières semaines de lassociation. Surveillance accrue en cas daltération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.
· Cobimetinib : majoration du risque hémorragique. Surveillance clinique.
· Topiques gastro-intestinaux, antiacide et adsorbants : diminution de labsorption de lacide acétylsalicylique. Par mesure de précaution, il convient de prendre ces topiques ou antiacides à distance de tout autre médicament (plus de 2 heures, si possible).
· Clopidogrel, dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
· Ticagrélor : dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens aigus : majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires. Surveillance clinique.
· Ibrutinib : augmentation du risque hémorragique.
· Acide valproïque : Diminution possible de la liaison protéique de l'acide valproïque et inhibition du métabolisme de l'acide valproïque entraînant une augmentation des taux sériques d'acide valproïque total et libre. Surveillance clinique étroite des taux de valproate.
· Ténofovir (fumarate de ténofovir disoproxil) : Augmentation possible du risque d'insuffisance rénale, en particulier chez les patients présentant des facteurs de risque de dysfonctionnement rénal. La fonction rénale doit être surveillée de manière adéquate.
Associations à prendre en compte
· Anticoagulants oraux : Aspirine à des doses antiagrégantes : majoration du risque hémorragique.
· Thrombolytiques : augmentation du risque hémorragique.
· Héparines (doses curatives et/ou sujet âgé) : Aspirine à des doses antiagrégantes : augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par lacide acétylsalicylique).
· Héparines (doses préventives) : lutilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de lhémostase majore le risque de saignement. Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, lassociation de lhéparine à doses préventives, ou de substances apparentées, à lacide acétylsalicylique, quelle que soit la dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.
· Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Aspirine à doses antiagrégantes : majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.
· Médicaments mixtes adrénergiques-sérotoninergiques : majoration du risque hémorragique.
· Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : majoration du risque hémorragique
· Antidiabétiques (en particulier sulfonylurées) et linsuline : Potentialisation de leffet antidiabétique.
· Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) : A des doses antalgiques ou antipyrétiques dacide acétylsalicylique (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : majoration du risque hémorragique ; réduction des taux sanguins de salicylates pendant le traitement par corticostéroïdes et risque de surdosage en salicylates après le sevrage.
· Métamizole : Réduction possible de leffet de lacide acétylsalicylique sur lagrégation plaquettaire lors dune prise concomitante. A utiliser avec prudence chez les patients prenant de faibles doses dacide acétylsalicylique en prévention cardiovasculaire.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
Grossesse
Faibles doses, inférieures ou égales à 100 mg par jour :
Les études cliniques montrent que des doses allant jusqu'à 100 mg/jour semblent être sûres dans le cas dutilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.
Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :
Lexpérience clinique concernant ladministration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à 500 mg par jour sappliquent à ces doses.
Doses supérieures ou égales à 500 mg par jour :
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A partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d'aménorrhée) : toute prise de KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose, même ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise même unique à partir de 24 semaines daménorrhée justifie un contrôle échographique cardiaque et rénal du ftus et/ou du nouveau-né. Sauf nécessité absolue, KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose ne doit pas être prescrit chez une femme qui envisage une grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (avant 24 semaines daménorrhée). Le cas échéant, la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise prolongée est fortement déconseillée. En cas de prise à partir de la 20ème semaine daménorrhée, une surveillance cardiaque et rénale du ftus pourrait savérer nécessaire. En cas de survenue d'oligoamnios, ou de constriction du canal artériel, le traitement par KARDEGIC 75 mg, poudre pour solution buvable en sachet-dose doit être interrompu. |
Linhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse et/ou le développement de lembryon ou du ftus.
Risques associés à lutilisation au cours du 1er trimestre
Des études épidémiologiques suggèrent quun traitement par un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours du 1er trimestre de grossesse est associé à une augmentation du risque de fausse-couche.
Pour certains AINS, un risque augmenté de malformations cardiaques et de la paroi abdominale (gastroschisis) est également décrit. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire ftale est passé de moins de 1% à approximativement 1,5% en cas dexposition au 1er trimestre. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement.
Chez lanimal, ladministration dun inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase dorganogénèse provoque une perte pré et post-implantatoire accrue, une augmentation de la létalité embryo-ftale et une incidence supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires.
Risques associés à lutilisation au cours du 2ème et 3ème trimestre
· A partir de la 12ème semaine daménorrhée
La prise maternelle dun AINS expose le ftus à un risque datteinte fonctionnelle rénale :
o In utero (mise en route de la diurèse ftale) : un oligoamnios peut survenir peu de temps après le début du traitement. Celui-ci est généralement réversible à l'arrêt du traitement. Il peut se compliquer dun anamnios en particulier lors d'une exposition prolongée à un AINS.
o A la naissance : une insuffisance rénale (réversible ou non) peut être observée voire persister surtout en cas d'exposition tardive et prolongée avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée.
· A partir de la 20ème semaine daménorrhée :
En plus de latteinte fonctionnelle rénale (cf. supra), la prise maternelle dun AINS expose le ftus à un risque de constriction du canal artériel (le plus souvent réversible à larrêt du traitement).
· A partir de la 24ème semaine daménorrhée :
Le risque de toxicité cardio-pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire) devient plus important et peut conduire à une insuffisance cardiaque droite ftale ou néonatale voire à une mort ftale in utero. Ce risque est d'autant plus important et moins réversible que la prise est proche du terme. Cet effet existe même pour une prise ponctuelle
En fin de grossesse (proche du terme), la prise dAINS expose également la mère et le nouveau-né à :
- un allongement du temps de saignement du fait dune action anti-agrégante pouvant survenir même après administration de très faibles doses de médicament ;
- une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.
Allaitement
L'acide acétylsalicylique passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant l'allaitement.
Fertilité
Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en agissant sur lovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement doit être envisagé
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Aucun effet sur laptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines na été observé.
4.8. Effets indésirables
La fréquence des effets indésirables ne peut être estimée. De ce fait, les fréquences sont référencées comme indéterminées.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Effets hématologiques :
· Syndromes hémorragiques (hématome, hémorragie urogénitale, épistaxis, gingivorragies, purpura...) avec augmentation du temps de saignement. Cette action persiste 4 à 8 jours après l'arrêt de l'aspirine. Elle peut créer un risque hémorragique en cas d'intervention chirurgicale.
· Des hémorragies gastro-intestinales et intracrâniennes peuvent également survenir. Dans certains cas, le pronostic vital peut être engagé. Une hémorragie intracrânienne peut être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
· Thrombopénie, pancytopénie, bicytopénie, anémie aplasique, insuffisance médullaire, agranulocytose, neutropénie, leucopénie.
· Anémie hémolytique chez les patients ayant un déficit en G6PD (voir rubrique 4.4).
Affections du système immunitaire
· Réactions dhypersensibilité, réactions anaphylactiques, asthme, bronchospasme, dème de Quincke.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
· LAAS à faible dose peut réduire lexcrétion de lacide urique, ce qui peut aboutir à une crise de goutte chez des patients prédisposés.
Affections du système nerveux central
· Bourdonnements doreille qui peuvent apparaître lors des traitements à long terme avec des doses élevées et qui sont habituellement la marque dun surdosage (voir rubrique 4.9).
· Sensation de baisse de lacuité auditive qui constitue généralement le premier signe dun surdosage, voir rubrique 4.9,
· Céphalées, sensation vertigineuse qui peuvent apparaître lors des traitements à long terme avec des doses élevées. En cas de vertiges, le traitement doit être arrêté immédiatement.
· Hémorragie intracrânienne pouvant être fatale, en particulier chez les sujets âgés.
Affections cardiaques
· Syndrome de Kounis dans un contexte de réaction dhypersensibilité à lacide acétylsalicylique.
Affections vasculaires
· Vascularites dont le purpura rhumatoïde de Henoch-Schönlein.
· Hémorragies pouvant être fatales.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
· dème pulmonaire non cardiogénique possible en cas dutilisation au long cours qui peut également apparaître dans le contexte dune réaction dhypersensibilité liée à lacide acétylsalicylique.
· Bronchospasme et asthme.
Affections gastro-intestinales
· Troubles du tube digestif haut : des symptômes digestifs de type douleurs abdominales, dyspepsie, hyperacidité ont été rapportés. Des lésions telles quune sophagite, une ulcération sophagienne, une gastrite érosive, une duodénite érosive, un ulcère gastrique ou duodénal voire une perforation digestive sont décrits, pouvant être à lorigine dun saignement. Ce saignement digestif peut provoquer une anémie aiguë ou chronique.
· Des troubles du tube digestif bas de type ulcères de lintestin grêle (jéjunum, iléon) et du gros intestin (côlon, rectum), colite et perforation intestinale ont également été décrits ; ainsi que la formation de sténoses intestinales en diaphragme à une fréquence indéterminée.
· La toxicité digestive de lAAS est dose-dépendante et existe dès la dose 75 mg. La prise prolongée daspirine peut induire une gastrite, des érosions gastroduodénales ou lextension de lésions ulcéreuses préexistantes. Lhémorragie qui peut apparaître est aggravée par laction anti-thrombotique de laspirine ; le saignement peut être asymptomatique (hématémèse et méléna sont rares) ; plus fréquemment on observe une anémie chronique.
Ces réactions peuvent se produire chez les patients avec ou sans signes d'alerte ou d'antécédents gastro-intestinaux graves.
· Pancréatite aiguë dans un contexte de réaction dhypersensibilité à lacide acétylsalicylique.
Affections hépatobiliaires
· Elévations des enzymes hépatiques, atteinte du foie principalement hépatocellulaire.
· Hépatite chronique.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
· Urticaire, réactions cutanées.
· Erythème pigmenté fixe.
Affections du rein et des voies urinaires
· Insuffisance rénale.
Affections des organes reproducteurs et du sein
· Hématospermie.
Troubles généraux et anomalies au site dadministration
· Syndrome de Reye (en particulier chez les enfants et les adolescents avec des signes dinfections virales (en particulier varicelle et épisodes dallure grippale) - voir rubrique 4.4).
· Des dèmes ont été rapportés pour des doses élevées (doses anti-inflammatoires) dacide acétylsalicylique.
a La formation de sténoses intestinales en diaphragme a été rapportée à la suite dune utilisation chronique.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/
4.9. Surdosage
Le surdosage est peu probable en raison de la faible quantité dacide acétylsalicylique présente dans KARDEGIC. Toutefois des cas dintoxication (surdosage accidentel) chez les très jeunes enfants ou le surdosage thérapeutique chez les sujets âgés peuvent se présenter comme décrits ci-dessous.
Symptômes :
· Intoxication modérée : bourdonnements d'oreille, sensation de baisse de l'acuité auditive, céphalées, vertiges sont la marque d'un surdosage et peuvent être contrôlés par réduction de la posologie.
· Intoxication sévère : chez l'enfant, le surdosage peut être mortel à partir de 100 mg/kg en une seule prise. Les symptômes sont : fièvre, hyperventilation, cétose, alcalose respiratoire, acidose métabolique, coma, collapsus cardiovasculaire, insuffisance respiratoire, hypoglycémie importante.
Un dème pulmonaire non cardiogénique menaçant le pronostic vital peut survenir en cas de surdosage aigu et chronique avec lacide acétylsalicylique (voir rubrique 4.8).
Conduite d'urgence :
· transfert immédiat en milieu hospitalier spécialisé,
· décontamination digestive et administration de charbon activé,
· contrôle de l'équilibre acide base,
· diurèse alcaline permettant d'obtenir un pH urinaire entre 7,5 et 8,
· possibilité d'hémodialyse dans les intoxications graves,
· traitement symptomatique.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTITHROMBOTIQUE/INHIBITEUR DE L'AGREGATION PLAQUETTAIRE, HEPARINE EXCLUE (code ATC : B01AC06).
L'aspirine est un inhibiteur de l'activation plaquettaire : en bloquant par acétylation la cyclooxygénase plaquettaire, elle inhibe la synthèse du thromboxane A2, substance activatrice physiologique libérée par les plaquettes, et qui jouerait un rôle dans les complications des lésions athéromateuses.
Des doses répétées de 20 à 325-330 mg entraînent une inhibition de l'activité enzymatique de 30 à 95 %. Au-delà de 325-330 mg, l'activité inhibitrice n'augmente que très peu, et l'effet sur l'agrégation plaquettaire est à peu près identique.
Leffet inhibiteur ne sépuise pas au cours de traitements prolongés et lactivité enzymatique reprend progressivement au fur et à mesure du renouvellement des plaquettes, 24 à 48 heures après arrêt du traitement.
A la posologie recommandée, laspirine réduit la synthèse de prostacycline endothéliale, mais la signification clinique de cette action est obscure et moins importante en pratique quen théorie semble-t-il.
Laspirine allonge le temps de saignement denviron 50 à 100 % en moyenne, mais des variations individuelles peuvent être observées.
Aux faibles doses, un effet antiagrégant plaquettaire de laspirine sobserve après un délai de 48 à 72 heures, alors quà plus fortes doses (300 à 330 mg) et avec une forme dabsorption rapide, leffet antiagrégant plaquettaire apparaît plus rapidement, ce qui justifie lutilisation de plus fortes doses et de formes à absorption rapide dans les situations durgence cardiologique (voir rubrique 4.2).
Des données expérimentales suggèrent que libuprofène peut inhiber leffet antiagrégant plaquettaire dune faible dose daspirine lorsquils sont pris de façon concomitante. Une étude réalisée avec une dose unique de 400 mg dibuprofène pris 8 heures avant ou dans les 30 minutes après la prise de 81 mg daspirine à libération immédiate a montré une diminution de leffet de laspirine sur la formation de la thromboxane ou lagrégation plaquettaire. Toutefois, les limites de ces données ex vivo et les incertitudes quant à leur extrapolation en clinique, ne permettent pas démettre de conclusion formelle pour ce qui est de lusage régulier de libuprofène ; par ailleurs, en ce qui concerne libuprofène utilisé de façon occasionnelle, la survenue dun effet cliniquement pertinent apparaît peu probable (voir rubrique 4.5).
Six études de prévention primaire (aspirine versus placebo) ont été effectuées chez des personnes à risque cardiovasculaire généralement faible à modéré. La méta-analyse de ces 6 études a montré une diminution significative des événements cardiovasculaires (de lordre de 3 pour 1000) au prix dune tendance à laugmentation des accidents hémorragiques graves (estimés à 2 pour 1000). Cependant, les populations des études incluses dans la méta-analyse sont trop hétérogènes pour permettre de déterminer chez quels patients laspirine a un rapport bénéfice risque favorable en prévention primaire. Le bénéfice éventuel du traitement par laspirine en prévention primaire chez les sujets à haut risque devrait donc être mis en balance avec laugmentation du risque hémorragique, en particulier chez le sujet âgé où ce risque hémorragique est augmenté.
Une étude randomisée (Etude CLIPS), en double aveugle, dune durée de 2 ans, a comparé lefficacité de laspirine (à la dose de 100 mg) associée à de fortes doses dantioxydant (600 mg de vitamine E associée à 250 mg de vitamine C et 20 mg de béta-carotène) à un placébo chez des patients présentant une artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) de stade I ou II. Le critère de jugement principal (critère combiné) était lincidence des événements vasculaires fatals et non fatals (IDM, AVC, embolie pulmonaire), ainsi que les ischémies des membres inférieurs. 366 patients (185 patients dans le groupe aspirine et 181 sous placebo) ont été inclus.
Les résultats montrent que laspirine réduit significativement le risque daccidents vasculaires de 58 % [p=0,013 ou HR= 0,42 (IC 95 % : 0,21-0,83)].
La méta-analyse de lAntithrombotic Trialists Collaboration de 2002 a évalué leffet dun traitement antiagrégant plaquettaire comparé à celui de labsence dun tel traitement dans 195 essais randomisés rassemblant 135 640 patients à haut risque vasculaire. Les résultats montrent sous traitement AAP une diminution significative (p< 0,0001) denviron 22 % du risque dévénements vasculaires graves (infarctus du myocarde [IDM] non mortel, AVC non mortel ou décès dorigine vasculaire) et une diminution significative (p< 0,0001) de toutes les composantes de ce critère de jugement, dans toutes les catégories de patients concernés (antécédents dIDM, IDM aigu, antécédents dAVC ou dAIT, AVC, autres patients à haut risque).
Une mise à jour de la méta-analyse de lATC 2002, restreinte aux essais évaluant lefficacité de laspirine seule a regroupé 46 études ayant inclus 87654 patients à haut risque vasculaire ayant une pathologie ischémique artérielle confirmée (maladie coronarienne, cérébrovasculaire, AOMI). Les résultats de cette méta-analyse montrent que laspirine apporte un bénéfice sur la survenue dévénements vasculaires (21 %, p< 0,0001), dinfarctus non mortel (40 %, p< 0,0001), dAVC non mortel (22 %, p< 0,0001) et de mortalité toutes causes (14 %, p< 0,0001). Le risque de saignement majeur est augmenté significativement par laspirine de 87 % (p< 0,0001). Dans la catégorie des patients présentant une AOMI (7 études - dont létude CLIPS incluant 1710 patients), laspirine a réduit significativement le risque dévénement vasculaire de 50 % (p= 0,01) et dAVC non mortel de 74 %. Les différences sur les autres critères de jugement nétaient pas significatives.
16 études randomisées de prévention des accidents vasculaires cérébraux par une thérapie antithrombotique ont été réalisées chez 9874 patients ayant une fibrillation auriculaire. Les résultats de cette méta-analyse ont montré que laspirine était moins efficace que la warfarine mais néanmoins plus efficace que le placebo (réduction des accidents cérébrovasculaires de 22 % pour laspirine [IC 95 % : 2 %-38 %] contre 62 % pour la warfarine [IC 95 % : 48 %-72 %]). Le traitement par aspirine est à privilégier chez les patients à faible risque thromboembolique*, pour lesquels un traitement par antivitamine K serait non indiqué, et chez les patients ayant une contre-indication aux antivitamines K ou lorsque le risque de saignement par antivitamine K paraît excessif.
* Selon les recommandations internationales, sont à haut risque thromboembolique les patients ayant un ou plusieurs facteurs de risque suivants : antécédent daccident cérébrovasculaire, antécédent daccident ischémique transitoire ou antécédent dembolie, sténose mitrale, prothèse valvulaire ; et à faible risque thromboembolique ceux qui ne présentent aucun facteur de risque ou qui nont quun seul facteur de risque modéré tels que lâge ≥ 75 ans, lhypertension, linsuffisance cardiaque, une fraction déjection ≤ 35 % et le diabète.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Lacétylsalicylate de lysine se dissociant instantanément et totalement dans leau, labsorption se fait rapidement sous forme dacide acétylsalicylique au niveau gastro-intestinal.
Lacide acétylsalicylique est rapidement hydrolysé dans le plasma en acide salicylique ; le taux sanguin maximum est atteint en 30 à 40 minutes selon que le sujet est à jeun ou non.
Les salicylates plasmatiques sont en grande partie liés aux protéines plasmatiques et sont transformées au niveau hépatique (conjugaison et hydroxylation) en métabolites actifs.
Lensemble des métabolites, de même que lacide salicylique, sont éliminés par voie rénale. La clairance augmente avec le pH urinaire. Le caractère saturable de la glycuroconjugaison sur la fonction acide de lacide salicylique, et la glycuroconjugaison sur la fonction phénol, est responsable dune cinétique daccumulation dont il y a lieu de tenir compte lors de traitements prolongés à posologies élevées : la demi-vie délimination de lacide salicylique est dose-dépendante.
5.3. Données de sécurité préclinique
Sans objet.
6.1. Liste des excipients
Glycine, arôme mandarine (huile essentielle de zeste de mandarine, jus concentré dorange, huile essentielle dorange, lactose, maltodextrine, gomme arabique, butylhydroxyanisole), glycyrrhizate dammonium.
6.2. Incompatibilités
Sans objet.
6.3. Durée de conservation
2 ans.
6.4. Précautions particulières de conservation
A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.
Conserver les sachets dans lemballage extérieur, à labri de lhumidité.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
153,45 mg en sachet-dose (Papier/Aluminium/PE), boîte de 30 ou 90.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
SUBSTIPHARM
24 RUE ERLANGER
75016 PARIS
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 347 441 9 8 : 153,45 mg en sachet-dose (Papier/Aluminium/PE), boîte de 30.
· 34009 303 393 1 2 : 153,45 mg en sachet-dose (Papier/Aluminium/PE), boîte de 90.
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Sans objet.
Médicament non soumis à prescription médicale.