RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT
ANSM - Mis à jour le : 16/04/2026
TOPLEXIL 0,33 mg/ml, sirop
2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE
Oxomémazine...................................................................................................................... 0,033 g
Pour 100 ml de sirop
Excipients à effet notoire : saccharose, sodium.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.
4.1. Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des toux non productives gênantes en particulier à prédominance nocturne.
4.2. Posologie et mode d'administration
RESERVE A L'ADULTE ET A L'ENFANT DE PLUS DE 2 ANS.
Chez ladulte : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Population pédiatrique
Chez lenfant : la posologie quotidienne est fonction du poids de lenfant (1 ml de sirop par kg de poids corporel et par jour), soit à titre indicatif :
· Enfant de 13 à 20 kg (soit 2 à 6 ans) : 5 ml par prise, 2 à 3 fois par jour,
· Enfant de 20 à 30 kg (soit 6 à 10 ans) : 10 ml par prise, 2 à 3 fois par jour,
· Enfant de 30 à 40 kg (soit 10 à 12 ans) : 10 ml par prise, 3 à 4 fois par jour
· Enfant de plus de 40 kg (soit 12 ans) : 10 ml par prise, 4 fois par jour.
Les prises sont à renouveler en cas de besoin et espacées de 4 heures minimum.
Durée de traitement
Elle doit être brève et ne pas dépasser 5 jours de traitement sans prescription médicale.
Mode dadministration
Voie orale. Utiliser le gobelet doseur.
Il convient de privilégier les prises vespérales en raison de leffet sédatif, surtout en début de traitement, de loxomémazine.
Ce médicament est CONTRE‑INDIQUE dans les cas suivants :
· Hypersensibilité à lun des constituants, et notamment aux antihistaminiques,
· En raison de la présence doxomémazine
o nourrisson (moins de 2 ans) (voir rubrique 4.4),
o antécédents dagranulocytose,
o risque de rétention urinaire liée à des troubles urétro-prostatiques,
o risque de glaucome par fermeture de langle,
· En association avec la cabergoline et le quinagolide (voir rubrique 4.5).
4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi
Il est illogique dassocier un expectorant ou un mucolytique à ce médicament antitussif.
Avant de prescrire un traitement antitussif, il convient de rechercher les causes de la toux qui requièrent un traitement spécifique.
Si la toux résiste à un antitussif administré à une posologie usuelle, on ne doit pas procéder à une augmentation des doses, mais à un réexamen de la situation clinique.
Liées à la présence doxomémazine :
Dans la mesure où les phénothiazines ont été considérées comme dhypothétiques facteurs de risque dans la survenue de mort subite du nourrisson, loxomémazine ne doit pas être utilisée chez lenfant de moins de 2 ans.
La surveillance (clinique et éventuellement électrique) doit être renforcée chez les épileptiques en raison de la possibilité dabaissement du seuil épileptogène.
Le risque dabus et de pharmacodépendance est faible. Toutefois, des cas dabus et de pharmacodépendance ont été rapportés principalement chez des adultes après mésusage de loxomémazine à visée sédative. La survenue de signes ou symptômes évoquant un usage abusif ou une dépendance à loxomémazine doit faire lobjet dune surveillance attentive.
Loxomémazine doit être utilisée avec prudence :
· Chez le sujet âgé présentant :
o une plus grande sensibilité à lhypotension orthostatique, aux vertiges et à la sédation,
o une constipation chronique (risque diléus paralytique),
o une éventuelle hypertrophie prostatique.
· Chez les sujets porteurs de certaines affections cardio‑vasculaires, en raison des effets tachycardisants et hypertenseurs des phénothiazines.
· En cas dinsuffisance hépatique et/ou rénale sévères (en raison du risque daccumulation).
En cas dutilisation chez lenfant, il convient déliminer un asthme bronchique ou un reflux gastro‑sophagien avant dutiliser loxomémazine comme antitussif.
La prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de lalcool (voir rubrique 4.5) est fortement déconseillée pendant la durée du traitement.
Compte-tenu de leffet photosensibilisant des phénothiazines, il est préférable de ne pas sexposer au soleil pendant le traitement.
Les antihistaminiques H1 doivent être utilisés avec prudence en raison du risque de sédation. Lassociation avec dautres médicaments sédatifs doit être déconseillée (voir rubrique 4.5).
Liées à la présence dexcipients à effet notoire :
Ce médicament contient du saccharose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase.
Ce médicament contient 3,7 g de saccharose par prise de 5 ml et 7,3 g par prise de 10 ml dont il faut tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre en sucre ou de diabète.
Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose de 10 ml, cest-à-dire quil est essentiellement « sans sodium ».
4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
Médicaments abaissant le seuil épileptogène
L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, le bupropion, le tramadol.
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments sédatifs
Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.
Associations contre-indiquées
· Dopaminergiques, hors Parkinson (cabergoline, quinagolide) : Antagonisme réciproque de lagoniste dopaminergique et des neuroleptiques.
· Autres médicaments sédatifs : Potentialisation de leffet sédatif des antihistaminiques H1.
· Consommation dalcool : Majoration par lalcool de leffet sédatif de ces substances. Laltération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et lutilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
Associations faisant l'objet de précautions demploi
· Topiques gastro‑intestinaux, antiacides et charbon : Diminution de labsorption digestive des neuroleptiques phénothiaziniques. Prendre les topiques gastro‑intestinaux et antiacides à distance des neuroleptiques phénothiaziniques (plus de 2 heures, si possible).
Associations à prendre en compte
· Antihypertenseurs : Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique. Leffet alpha-1 adrénolytique peut augmenter leffet hypotenseur des médicaments antihypertenseurs ou dautres médicaments susceptibles de provoquer une hypotension.
· Bêta‑bloquants (sauf esmolol et sotalol) : Effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
· Bêta‑bloquants dans linsuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédidol, métoprolol, nébivolol) : effet vasodilatateur et risques dhypotension, notamment orthostatique (effet additif).
· Dérivés nitrés et apparentés : Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.
4.6. Fertilité, grossesse et allaitement
La présence doxomémazine conditionne la conduite à tenir pendant la grossesse et lallaitement.
Grossesse
Aspect malformatif :
Il ny a pas de données fiables de tératogenèse chez lanimal.
Il nexiste pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de loxomémazine lorsquelle est administrée pendant la grossesse.
Aspect foetotoxique :
Chez les nouveaux‑nés de mères traitées au long cours par de fortes posologies de médicaments anticholinergiques ont été rarement décrits des signes digestifs liés aux propriétés atropiniques (distension abdominale, iléus méconial, retard à lémission du méconium, difficulté de la mise en route de lalimentation, tachycardies, troubles neurologiques ).
Compte‑tenu de ces données, lutilisation de ce médicament est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse. Il ne sera prescrit que si nécessaire par la suite au cours du 2e trimestre, ou pendant le 3e trimestre en se limitant à un usage ponctuel.
Si ladministration de ce médicament a eu lieu en fin de grossesse, il semble justifié dobserver une période de surveillance des fonctions neurologiques et digestives du nouveau‑né.
Le passage de loxomémazine dans le lait maternel nest pas connu. Compte‑tenu des possibilités de sédation ou dexcitation paradoxale du nouveau‑né, et plus encore des risques dapnée du sommeil évoqués avec les phénothiazines, ce médicament est déconseillé en cas dallaitement.
Fertilité
Il nexiste aucune donnée concernant leffet de loxomémazine sur la fertilité humaine. Les effets sur la fertilité masculine et féminine nont pas été évalués dans des études chez lanimal.
4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
La liste des effets indésirables est basée sur les études cliniques et sur lexpérience après commercialisation et est présentée par classe de systèmes dorganes (SOC) et par fréquence dans le tableau ci-dessous : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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Classe de systèmes |
Fréquence |
Effets indésirables |
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Affections hématologiques et du système lymphatique |
Fréquence indéterminée |
· leucopénie, neutropénie, agranulocytose exceptionnelle · anémie hémolytique · éosinophilie · thrombocytopénie, y compris purpura thrombocytopénique.
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Affections du système immunitaire |
Fréquence indéterminée |
· dème de Quincke, choc anaphylactique |
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Affections psychiatriques |
Fréquence indéterminée |
· abus/dépendance médicamenteuse (voir rubrique 4.4) · confusion mentale, hallucinations. · effets à type dexcitation : agitation, nervosité, insomnie. |
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Affections du système nerveux |
Fréquence indéterminée |
· sédation ou somnolence, plus marquée en début de traitement · effets anticholinergiques à type de sécheresse des muqueuses, constipation, troubles de laccommodation, mydriase, palpitations cardiaques, risque de rétention urinaire · troubles de léquilibre, vertiges, baisse de la mémoire ou de la concentration (plus fréquent chez le sujet âgé) incoordination motrice, tremblements
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Troubles généraux et anomalies au site d'administration |
Fréquence indéterminée |
· fatigue
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Affections gastro-intestinales |
Fréquence indéterminée |
· en raison de la présence de glycérol, risque de troubles digestifs et de diarrhée |
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Affections de la peau et du tissu sous-cutané |
Fréquence indéterminée |
· érythèmes, eczéma, prurit, purpura, urticaire éventuellement géant, · dème · réaction de photosensibilité |
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Affections vasculaires |
Fréquence indéterminée |
· hypotension orthostatique |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.
Signes dun surdosage en oxomémazine : convulsions (surtout chez lenfant), troubles de la conscience, coma.
Un traitement symptomatique sera institué en milieu spécialisé.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
5.1. Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : ANTIHISTAMINIQUES À USAGE SYSTÉMIQUE, code ATC : R06AD08
Oxomémazine : antihistaminique H1, phénothiazine à chaîne latérale aliphatique, qui se caractérise par :
· un effet sédatif marqué aux doses usuelles, dorigine histaminergique et adrénolytique centrale,
· un effet anticholinergique à lorigine deffets indésirables périphériques,
· un effet adrénolytique périphérique, pouvant retentir au plan hémodynamique (risque dhypotension orthostatique).
Les antihistaminiques ont en commun la propriété de sopposer, par antagonisme compétitif plus ou moins réversible, aux effets de lhistamine notamment sur la peau, les bronches, lintestin, et les vaisseaux.
5.2. Propriétés pharmacocinétiques
Les données de pharmacocinétique avec loxomémazine font défaut.
Pour lensemble des antihistaminiques, notamment phénothiaziniques, des éléments dordre général peuvent être apportés :
· La biodisponibilité est généralement moyenne.
· Le cas échéant, le métabolisme peut être intense, avec formation de nombreux métabolites, ce qui explique le très faible pourcentage de produit retrouvé inchangé dans les urines.
· La demi‑vie est variable mais souvent prolongée, autorisant une seule prise quotidienne.
· La liposolubilité de ces molécules est à lorigine de la valeur élevée du volume de distribution.
Variation physiopathologique : risque daccumulation des antihistaminiques chez les insuffisants rénaux ou hépatiques.
5.3. Données de sécurité préclinique
3 ans.
A conserver maximum six mois après la première ouverture du flacon.
6.4. Précautions particulières de conservation
Ce médicament ne nécessite pas de précautions particulières de conservation.
A conserver dans lemballage primaire dorigine, à labri de la lumière.
Pour les conditions de conservation du médicament après première ouverture, voir la rubrique 6.3.
6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur
· 150 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
· 200 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
· 250 ml en flacon (verre brun type Ill) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation
Pas dexigences particulières pour lélimination.
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
157 AVENUE CHARLES DE GAULLE
92200 NEUILLY-SUR-SEINE
8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE
· 34009 359 578 4 9 : 150 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
· 34009 359 579 0 0 : 200 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
· 34009 359 580 9 9 : 250 ml en flacon (verre brun) avec fermeture sécurité enfant et gobelet doseur (polypropylène).
9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE
[à compléter ultérieurement par le titulaire]
Sans objet.
12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES
Médicament non soumis à prescription médicale.